Le bataillon Français de l'ONU en Corée. 1950-1953.  French Battalion in the Korean War  Index du Forum

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Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50)

 
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Ltc Taplett
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 10:57 (2009)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

La prise de Wolmi-Do (15 septembre 1950)


A la mi-août 1950 la situation des USA et des autres troupes de l’ONU engagées en Corée prit un tour critique. Supérieurs en nombre et en équipement, les Nord-Coréens avaient réussi à repousser leurs opposants dans une petite poche de résistance au sud-est de la péninsule : le périmètre de Pusan. Dans cette période de crise, seul le général Douglas McArthur pensait en termes de victoire totale. Persuadé que l’élan ennemi s’essoufflait, il planifia de couper la North Korean People’s Army (NKPA) de ses bases. Un assaut amphibie suivi d’une poussée à l’intérieur des terres scellerait le destin de la NKPA désormais prise entre 2 feux. Dans l’esprit de McArthur, un seul endroit permettrait de réaliser ce plan : Le port d’Inchon, à l’ouest de la Corée du Sud En dehors des nombreuses contraintes techniques que présentait un tel assaut, il requérait un préalable indispensable : sécuriser l’île de Wolmi-Do.


1. L’île de la queue de la lune
Wolmi-Do (l’île de la queue de la lune) dominait à l’ouest le port d’Inchon. Point de passage obligé pour atteindre les seules plages de débarquement praticables, elle était avant la guerre une sorte de station balnéaire. Une zone industrielle occupait sa zone nord et on y trouvait un port de pêche, une piscine, des magasins et des restaurants. Après l’invasion des Nord-Coréens, elle devint rapidement zone interdite pour les civils après qu’on y eût creusé des tranchées et installé casemates, barbelés et batteries d’artillerie. Cette longue et étroite île vaguement triangulaire (900m de chaque côté) était supposée abriter au moins 1 bataillon ennemi (le 3/226th Independent Marine Regiment et le 2/918th Coast Artillery Regiment moins une batterie). La plus grande partie de sa surface était occupée par une colline aux pentes raides couvertes de broussaille culminant à 115m appelée « Radio Hill ». Son port était relié aux docks d’Inchon par une chaussée de plus de 700m. Une autre chaussée à peu près aussi longue la reliait au sud au phare de l’îlet rocailleux de Sowolmi.
En termes militaires Wolmi-Do « commandait » l’accès au port et aux plages d’Inchon. La position était parfaite : marées d’exceptionnelles amplitudes, fort courant, étroit chenal (le « Flying Fish Channel »), peu de profondeur. Seuls des navires ne dépassant pas la taille d’un destroyer pourraient s’en approcher, et encore devraient-ils jeter l’ancre pour ne pas dériver, devenant ainsi de parfaites cibles pour les batteries dissimulées sur l’île. Selon le major-general O.P. Smith, en charge de la nouvellement réactivée1st Marine Division, la prise de l’île était la clef de l’opération. Sa capture devait impérativement précéder le débarquement en lui-même.
Selon le plan de Smith, le 3/5 Marines du lieutnant-colonel Robert D. Taplett devait débarquer sur Green Beach avec la marée du matin. Douze longues heures devaient ensuite s’écouler avant la marée du soir et le débarquement final. Le reste du 5th Marines (lt-col. Raymond Murray) prendrait Red Beach, à l’ouest de la ville et le 1st Marines du colonel Lewis « Chesty » Puller s’attaquerait à Blue Beach, au sud.


2. Le Desron 9
La neutralisation des batteries de Wolmi-Do revint au Gunfire Support Group du rear-admiral J.M. Higgins. Le 13 septembre, à 7h00, une colonne de 4 croiseurs et de 6 destroyers (Destroyer Squadron 9 ou Desron 9) passa le Flying Fish Channel. Le Desron 9 (Mansfield, DeHaven, Lyman K. Swenson, Collett, Gurke et Henderson) avait été choisi à la fois parce qu’il était présent depuis le début du conflit mais aussi parce que ses bâtiments, plus anciens et moins bardés d’électronique, pouvaient plus facilement être sacrifiés. Ils devaient en effet jouer les cibles mouvantes pour découvrir les batteries non repérées. Temps clair, mer calme. Les croiseurs (Toledo, Rochester, HMS Kenya et HMS Jamaïca) jetèrent l’ancre à une quinzaine de kms au sud-ouest d’Inchon. Le Desron 9 les dépassa pour se rapprocher d’avantage de sa cible. A 11h45 le Mansfield repéra des mines sous-marines. Quatre sur 12 furent détruites au canon de 40mm. A 12h42 le Gurke s’immobilisa à environ 700m de l’île alors sous le feu des Corsairs et Douglas Skyraiders de la Task Force 77.



Insigne du Desron 9


A 12h55, le DeHaven ouvrit le feu, détruisant en 1 coup une batterie de 75mm imprudemment révélée. A 13h00, le reste du DS9 se mit à pilonner l’île. A 13h03 les Nord-Coréens répliquèrent. Plus exposé que les autres, le Collett encaissa 5 coups, l’un d’entre eux mettant hors de combat son système de contrôle de tir. Le Gurke en encaissa 3. Le DeHaven fut légèrement endommagé, tandis que le Swenson et le Mansfield furent manqué de très peu. Les croiseurs intervinrent en soutien, bombardant aux canons de 6 et 8-inch toute batterie exposée, sur l’île ou sur la côte. A 14h00, le DS9 se retira, sous la couverture des croiseurs et de la TF77. Les pertes étaient d’1 mort et 8 blessés. A 16h10, les croiseurs se remirent à bombarder l’île pendant 30 minutes.
Le lendemain à la même heure la manœuvre se renouvela. Le Collett, plus significativement endommagé que les autres, demeura en arrière et détruisit 5 nouvelles mines sous-marines. La TF77 avait repris ses assauts. Le bombardement dura 40mn avant que de maigres et peu précises répliques ne se déclenchent. A 14h15, le DS9 quitta la zone après avoir tiré 1732 coups. Plus aucun tir de contre-batterie ne se faisait alors entendre. Les croiseurs s’attaquaient de nouveau aux défenses d’Inchon même. Très fière de son travail, la Navy reporta Wolmi-Do comme mûre pour l’assaut.


3. Le 3/5 Marines à l’assaut
Le convoi qui transportait les troupes destinées à prendre Wolmi-Do (Fort Marion, Diachenko, Horace A. Bass, Wantuck) quitta Pusan le 12 septembre. A 2h30 le 15 septembre il rejoignit son escorte (DeHaven, Swenson, LSMR-401, 403, 404, Southerland, Gurke, Henderson, Toledo, Rochester, Kenya, Jamaïca, Collett, Mataco) à l’entrée du chenal. La longue colonne traversa de nuit, sans lumière. A 5h00, tous les navires étaient en position de combat.



Carte de l'assaut


L’heure H était prévue pour 6h30. A 5h40 les Marines commencèrent à embarquer les 17 LCVPs (Landing Craft Vehicle & Personnel) à leur disposition. A 5h45, le bombardement pré-débarquement fut initié par les canons de 8-inch du Toledo, suivi par le reste de la flotille. Le 3/5 Marines embarqua à 6H00. Les 3 LSMRs (Landing Ship, Medium, Rocket ; commander Clarence T. Doss) lance-fusées à courte-portée matraquèrent la zone à partir de 6h15. Depuis le navire-amiral de la Naval Task Force 90, le Mount McKinley, le général McArthur et son Etat-major observaient la scène.



En route vers Green Beach alors qu'Inchon est en flammes


La 1ère vague de 7 barges quitta sa ligne de départ à 6h27, à 800m de son objectif. Un peloton de la Cie G se trouvait sur la droite, 3 pelotons de la Cie H sur la gauche. Ils convergèrent vers l’étroite plage (à peine 50m de large) pour débarquer à 6h33 alors que les Corsairs des Marines (VMF 323 « The death rattlers », major Arnold Lund et VMF 214 « The black sheep », les célèbres « Têtes brûlées », maj. Bob Keller) bombardaient et mitraillaient la plage à moins de 50m ! Le reste des 2 compagnies débarqua 2 minutes plus tard. Un étonnant silence accueillit les Marines, seulement troublé par quelques coups de feu épars. La phase de bombardement précédant l’attaque avait joué son rôle à plein. De nombreuses batteries lourdes, directement pointées sur Green beach n’étaient pas servies lorsque les Marines arrivèrent sur la plage.
Le capitaine Patrick Wildman de la Cie H envoya 2 sections nettoyer North Point et plongea vers la zone industrielle, en train de brûler à cette heure. Afin de sécuriser l’accès à la chaussée menant à Inchon, il fit rapidement poser un glacis de mines anti-tank. Après s’être rapidement réorganisée la Cie G, emmenée par le 1st lieutant Robert « Dewey »Bohn se dirigea vers la pointe sud de Radio Hill. La résistance manquait singulièrement d’agressivité. A 6h55, le 3e peloton, Cie G (sgt Alvin E. Smith) accrocha un drapeau américain sur le tronc d’un arbre brisé. Voyant la bannière étoilée s’élever, McArthur se leva et dit « C’est terminé. Allons prendre une tasse de café ».
Dix tanks, 6 Pershings M-26 et 4 Shermans M4-A3 modifiés (2 « dozers », 1 lance-flammes, 1 de remorquage), sous le commandement du lt Granville G. Sweet débarquèrent de leur LSUs (Landing Utility Ship) à 6h46, avec la troisième vague d’assaut. Une auto-mitrailleuse blindée eut la mauvaise idée de tenter de traverser la chaussée en provenance de la ville au même moment. Elle partit en fumée à réception d’un obus de 90mm dans le mille en provenance du tank du staff-sgt Cecil Fullerton. A 6h50, le lt-col. Taplett débarqua à son tour, à peu près en même temps que la 4ème vague amenant la Cie I, réserve bataillonnaire récemment constituée du cpt Robert A. McMullen. Cette dernière se mit en route derrière la Cie H, affrontant cette fois les lancers de grenades d’un peloton ennemi laissé en arrière. McMullen appela les blindés en renfort. Un Sherman «Dozer » enterra les Nord-Coréens dans leurs trous. Un peu plus loin McMullen trouva un nouveau groupe de défenseurs à l’abri dans un tunnel. Après 2 tirs d’obus de 90mm, 30 Nord-Coréens hagards sortirent les mains en l’air. A part quelques positions bien retranchées qui décidèrent de lutter jusqu’au bout, les Marines ne rencontrèrent globalement que des soldats démoralisés et hagards, prêts à se rendre.



Nettoyage de l'île par le 3/5 Marines


A 7h45, Taplett fit passer le message « 45 prisonniers capturés, résistance faible ». Wildman avançait avec précaution dans les ruines de la zone industrielle. Taplett ordonna à Bohn de s’emparer du reste de Radio Hill. A 8h00, la hauteur était la propriété du US Marine Corps.


4. « Wolmi-Do sécurisée »
Après cette prise, Taplett entra de nouveau en contact avec le Mount McKinley et fit un rapport laconique : « Mission accomplie…Wolmi-Do sécurisée…». Suivant le plan prévu, il consolida ses gains. La Cie I se mit sur la défensive à North Point, la H dans la zone industrielle et la G sur Radio Hill. La piscine vide située au bout de North Point servit d’enclos à prisonniers.




Le Ltc Taplett à Wolmi-Do


A 10h00, Taplett ordonna à Bohn de prendre Sowolmi-Do. Bohn envoya une section du 3e peloton du 2nd lt John D. Counselman. En prélude à l’assaut, un flight de Corsairs bombarda et inonda l’îlet de napalm. Couverts par 2 tanks et un rideau de mortiers de 81mm, les Marines traversèrent l’étroite jetée sous les tirs d’une colline infestée de caches. Les lance-flammes et les fusées de 3.5-inch réduisirent les nids de résistance un à un. Les Nord-Coréens perdirent 17 tués et 19 prisonniers. Une poignée d’hommes tenta de s’échapper à la nage. La plupart périrent percés de balles ou noyés. A 11h15 Sowolmi-Do était pris pour 3 marines blessés. A midi, plus aucune résistance n’existait sur l’île.



Marines de la Cie I en protection de la chaussée menant à Inchon


Au total, le 3/5 n’avait eu que 17 blessés, aucun mort. Les Nord-Coréens comptaient 108 tués, 136 prisonniers. Plus d’une centaine d’autres étaient supposés enterrés dans leurs trous par les « Dozers ». La TF77 interdit la zone dans un rayon de 25km autour d’Inchon. Dans l’après-midi, le poste d’observation installé sur Radio Hill reporta quelques emplacements de batteries que la Navy se chargea de bombarder, ainsi que les futures plage de débarquement. Les hommes furent ravitaillés en munitions et en nourriture. Une section de reconnaissance repéra le secteur pour les 2 bataillons d’artillerie qui devaient arriver dans la soirée.



Position nord-coréenne retranchée à Wolmi


Pressé d’en découdre d’avantage et devant le peu d’activité ennemie signalée, Taplett insista pour lancer un premier assaut sur la ville, ou pour le moins une reconnaissance en force. Le QG lui opposa une fin de non recevoir.
Il fallait désormais attendre la marée du soir pour que le reste de la 1st Marine Division ne débarque sur Red et Blue Beach et ne tente de s’emparer d’Inchon.
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 10:57 (2009)    Sujet du message: Publicité

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dodgevince
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 12:16 (2009)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

encore un très bon article! merci de nous faire partager ces infos, cela illustre mieux la période qui précède l'arrivée du BF ONU sur le sol Coréen, période ô combien importante (et au passage, petit clin d'oeil à notre ami léon...)

Merci! Okay
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delta
Invité

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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 11:03 (2009)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

Excellent article et remarquable fait d'arme qui confirme s'il en était besoin la stature militaire de D.McArthur. On se prend à rêver de ce qu'aurait pu être pour l'humanité la seconde moitié de ce vingtième siècle sans la "frilosité" de Truman en Corée, lequel (officier rapidement promu)s'était pourtant remarquablement comporté en France en 17. 
Ca fait partie de l'imprévisibilité de nos amis US qui peut osciller tour à tour entre un magnifique courage et une grande lâcheté intellectuelle.
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la batte
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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 11:14 (2009)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

merci beaucoup Ltc Taplett Okay ...vraiment tres interessant
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Léon le Marin
Invité

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MessagePosté le: Jeu 21 Jan - 19:58 (2010)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

En marge du Soixantenaire d'un conflit (1950 - 1953) qui mit aux prises 5 millions de Combattants et fit plus de 2 millions et demi de morts.
Nos amis Américains l'avait appelé:
The forgotten war ... La guerre oubliée
___________

Marins oubliés dans une Guerre oubliée ...
Le Débarquement d'INCHON, Corée : 15 Septembre 1950

Les Français étaient intégrés à un formidable dispositif ...
... ils y tinrent leur place avec compétence et fiabilité.


Par: Léon C. Rochotte (Escorteur La Grandière F731, 1950)

Rappel de la situation militaire: À l'aube du 25 Juin 1950, les troupes Nord-Coréennes puissamment armées de matériel lourd d'origine soviétique, déferlèrent sans préavis sur le sol du Sud, balayant tout sur leur passage et conquirent Séoul rapidement. Traitant par des ricanements la résolution des Nations Unies prise en toute hâte qui exigeait la cessation immédiate des combats, le Nord accentua au contraire son attaque des deux côtés de la chaîne de montagnes qui sert d'épine dorsale à la Corée. Les États-Unis répondirent les premiers à l'appel de l'ONU bientôt suivis de leurs alliés, pour aller soutenir les maigres défenses de la Corée du Sud. Les premières troupes débarquées "Task Force Smith" se firent violemment prendre à parti par les Nord-Coréens et subirent d'horribles pertes, mais leur résistance acharnée permit au reste de la 24ème Division US venue du Japon et aux premiers contingents de la 8ème Armée d'arriver. Dès les premiers jours d'août, les côtes coréennes faisaient l'objet d'un blocus naval total et les Forces aériennes combinées d'Extrême-Orient avaient déjà effectuées plus de 10.000 missions de bombardement en soutien de l'action des troupes américano-coréennes et de leurs alliés des Nations Unies. Les Nord-Coréens furent enfin contenus sur la rivière Nakton, au Nord et à l'Ouest de Pusan. Les troupes de l'ONU ne seraient pas rejetées à la mer.
Ne voulant pas se résigner à rester très longtemps le souffre-douleur de cette jubilante bande de Nord-Coréens, le Général Douglas Mc Arthur réfléchissait à une opération (très risquée...) destinée à frapper les Communistes en plein milieu de leur dispositif...l'opération CHROMITE.

___________________________

L'escorteur de 2ème classe LA GRANDIÈRE F731, dont le commandant était le CF Urbain E. Cabanié, prélevé sur les Forces Maritimes d'Extrême Orient en Indochine, était arrivé dans les eaux coréennes depuis le 29 juillet 1950 et avait été immédiatement affecté à des missions d'escorte de convois entre Sasebo (Japon) et le port de Pusan à la pointe Sud de la Corée. Jusqu'au 3 septembre, nous avions assuré la protection de convois transportant inlassablement troupes et matériels, sans incidents autres qu'une menace soumarine et quelques dommages au navire causés par le très mauvais temps, dommages réparés rapidement dans les chantiers navals de Sasebo.

Aviso LA GRANDIÉRE F731

Or, dès le 4 Août, le Général Douglas Mac Arthur, commandant en chef l'ensemble des Forces des Nations Unies en Corée, avait commencé à tenir toute une série de réunions pour exposer ses projets d'attaque combinée avec une force amphibie loin derrière la ligne de front et destinée à couper les lignes de communication et de ravitaillement de l'adversaire, afin de soulager la pression de l'ennemi sur le réduit de Pusan (Pusan Perimeter) puis de passer à la contre-offensive. C'est ainsi qu' était né le fameux "Plan 100" qui devait prendre par la suite le nom de code de "CHROMITE".

L'amiral Arthur Strubble, Commandant en Chef de la 7ème Flotte US reçut le haut commandement de l'opération amphibie. Les forces navales étaient constituées de 230 navires de guerre dans lesquels figuraient des unités de la Royal Navy, des Marines Royales Australienne, Canadienne, Néo-Zélandaise et, donc, le LA GRANDIÈRE, seule contribution française. Le plus gros bâtiment engagé était le USS MISSOURI BB 63 (The Mighty Mo), un bâtiment de ligne de la classe IOWA de quelque 45.000 tonnes, armé de neuf canons de 406mm (19 pouces) en trois tourelles, capables de tirer des obus de 1,2 tonne à plus de 20 nautiques.

Le USS MISSOURI BB63 (The Mighty Mo)



Ces forces étaient organisées en plusieurs groupes, dont le groupe des escorteurs auquel appartenait le LA GRANDIÈRE composé de frégates et de corvettes de différents pays, placé sous le commandement du CV J.H. UNWIN RN, commandant du HMS MOUNTS BAY F627. Le MOUNTS BAY était arrivé dans les eaux coréennes le 10 août et avait passé tout le reste du mois tant en missions d'escorte avec le LA GRANDIÈRE et les autres frégates, qu'en missions de postes à feu sur le littoral en compagnie des HMCS ATHABASCAN, CYUGA et HMAS BATAAN.

Les forces de débarquement avaient été placées sous le commandement du Général de division Edward Almond US Army. Baptisées "X Corp" (X, comme x-ray), elles comprenaient les 1er et 5ème Marines Corps et la 7ème Division US, soit 70.000 hommes.

Le 5 septembre, le gros des forces d'invasion appareilla de Yokohama et fit route pour rejoindre son escorte et d'autres unités au large de Pusan. Le typhon "Kexia" déferla sur les premiers éléments de l'escadre avec des vents soufflant à 200 km heure, engendrant des vagues hautes comme des montagnes et créant de grosses difficultés de navigation. Bateaux et équipements subirent des dommages importants. Le mal de mer sévissait chez les hommes et les équipages.

Le 8 septembre 1950 le LA GRANDIÈRE qui était CTU.90.04.3 rejoignit la Force d'Attaque 90.42 avec trois dragueurs de mines: USS PARTRIDGE AMS31, OSPREY AMS28 et MOCKING BIRD AMS27. Dans le convoi placé sous notre protection se trouvaient aussi des bateaux du "Pontoon Movement Unit": les remorqueurs YTB406 et YN101, plus trois remorqueurs océaniques ARIKARA AMS28, LIPAN et CREE ATF84 avec leurs éléments de quais flottants. Notre groupe fut le premier à quitter Sasebo à petite vitesse en vue d'arriver au large d'Inchon dans la nuit du 14 au 15 septembre. En route, nous fûmes dépassés par d'autres groupes qui avaient à se positionner avant le débarquement. Les raids aériens préliminaires sur Inchon sa zone de débarquement et leurs environs commencèrent sérieusement le 10, tandis que le reste des convois appareillait de Kobé le 11 avec le bateau de commandement USS MOUNT McKINLEY AGC7 ayant le Général Mac Arthur à son bord..

Le MOUNTS BAY appareilla de Pusan le 11 pour rejoindre le gros des forces d'invasion au large de Kyushu et prendre sa mission d'escorte en compagnie des HMS WHITESAND BAY F633, MORECAMBE BAY F624, HMNZS PUKAKI F517 et TUTIRA F424, plus les USS BAYONNE, NEWPORT et EVANSVILLE. Le groupe rejoignit le LA GRANDIÈRE et son convoi. La mer et le vent s'étaient quelque peu calmés, permettant une traversée plus confortable. Le 13 septembre à 17h 03, l'équipe des détecteurs de l'ASDIC du MOUNTS BAY indiquèrent un écho de possible sous-marin et une attaque à la grenade soumarine fut entreprise. Un paquet de grenade fut largué par les britanniques sans résultat discernable. La recherche ne permit pas de reprendre le contact et ils abandonnèrent l'attaque.

13 Septembre 1950 : D Day -2 Les bombardements navals et aériens augmentent en intensité. Le TG 90.6 met le cap sur Inchon tôt le matin. L' USS ROCHESTER CA124 rejoint la formation. Les destroyers américains se mettent en ligne de file conduits par l'USS MANSFIELD DD728 et remontent le chenal du "Poisson Volant" vers Inchon. Le chenal est miné. le MANSFIELD aperçoit 12 mines par son travers babord à 1.000 mètres et ouvre le feu avec ses armes de petit calibre. Le MANSFIELD remonte la rivière Salee en compagnie des USS DE HAVEN et SWENSON et ils rentrent dans le port. Ils se mettent en position de tir et ouvrent le feu sur des objectifs pré-reconnus, essentiellement des emplacements de batteries. Tout au long de la rivière Salee vers le Sud les croiseurs USS SOUTHERLAND, GURKE, HENDERSON, TOLEDO et HMS JAMAICA, KENYA sont à leurs postes à feu en train de canonner leurs objectifs dans les environs d'Inchon. L'après midi, les destroyers américains rebroussent chemin et sortent du port à toute vitesse sous le feu des batteries défensives de l'île de Wolmi Do ripostant sans subir de dommages exceptés le SWENSON qui aura un tué et le COLLETT qui subit des avaries de coque. Le MANSFIELD comptera 25 gerbes d'obus à proximité dont cinq très près du bord. Les destroyers rejoignent ensuite le TG 90.6 et se mettent en formation d'écran A/S en vue de protèger le gros de la force d'invasion qui arrive dans les approches d'Inchon.



14 Septembre 1950 : D Day -1 : Le matin, des éléments du TG 90.6 se forment en colonne et remontent à nouveau le chenal du Poisson Volant vers Inchon. Le MANSFIELD est en tête de la ligne des destroyers. Vers midi, les croiseurs canonnent la zone d'Inchon. L'aviation attaque Wolmi Do. Le MANSFIELD et les destroyers sont à leurs positions assignées pour bombardement d'objectifs pré-identifiés dans la banlieue proche au Nord-Est d'Inchon. Puis, comme la veille, les destroyers s'en retournent rejoindre le TG 90.6 et reprennent leur place dans l'écran A/S.


"D DAY" ! - 15 Septembre 1950 : À 0h 00, par une nuit noire de nouvelle lune, le LA GRANDIÈRE et son convoi arrive au large des îles Clifford. Nous progressons en remontant tout le chenal du Poisson Volant qui mène à Inchon. Le chenal est étroit et soumis à des courants violents, les dragueurs sont passés devant et se frayent un chemin entre les groupes d'ilôts. Une grande quantité de navires de guerre participent à l'opération dans ces conditions précaires. Il n'y aura aucun accident. Progressant dans la rivière Salee, nous sommes dépassés par le groupe familier TE 90.67 comprenant les MANSFIELD, DE HAVEN, SWENSON, HENDERSON et GURKE. L'USS SOUTHERLAND DDR743 se joint à la colonne pour remplacer le COLLETT.

À 5h 20, la Force d'Assaut pénètre dans les passes d'Inchon et le bombardement final préludant au débarquement commence. Chenalant dans la rivière Salee avant l'aube, le LA GRANDIÈRE et son convoi arrive en vue de Wolmi Do où les MARINES se préparent à débarquer. La couverture d'artillerie est donnée par l'ensemble des bateaux, d'abord par les destroyers puis par les croiseurs et enfin par les navires de ligne tirant depuis le large... Les avions d'assaut en majorité Corsair AU1 et F4U, décollent des porte avions. Avec notre convoi nous passons devant les LSM's(R) qui tirent par dessus nous des volées de rockets sur les plages d'Inchon... Quel feu d'artifice... L'enfer est au bout...

À 6h30 les Américains du 3ème Bataillon du 5ème Marines Corp débarquent les premiers sur l'île escarpée de Wolmi Do (nom de code Green Beach). Ils sont munis d'échelles en aluminium spécialement conçues... En une heure et trente minutes ils viennent à bout des défenseurs. L'île de So-Wolmi Do est reliée par une jetée à l'extrèmité sud de Wolmi Do. L'USS SOUTHERLAND assure la couverture de feu au Sud de So-Wolmi Do. Nous sommes à nouveau dépassés par les destroyers qui tirent des salves sans arrêt pour couvrir les opérations en cours à Green Beach et à Red Beach au Nord : le MANSFIELD qui prend position près de l'ilôt de Chogyak-To, le DE HAVEN et le SWENSON. Nos vaillants remorqueurs et leurs éléments de quais flottants peuvent alors prendre leur place dans le dispositif...

À 06h35 la première vague d'assaut débarque à Wolmi Do. À 06 47 la deuxième vague arrive sur la plage de débarquement, et à 06 51 la troisième. À 07h09 Wolmi Do et So-Wolmi Do sont réputées sous contrôle. Avec ces deux îles conquises devant le port, la force principale d'assaut se préparait à débarquer à Inchon même, mais compte tenu de la hauteur de marée, les conditions n'étaient pas encore favorables. À 17h30 à marée haute l'assaut principal fut mené sur Red Beach au Nord et Blue Beach au Sud d'Inchon. En moins de 24 heures, la zone de débarquement était conquise et la poussée vers l'interieur des terres avait commencé.

Pendant ce temps, sa mission d'escorte du Pontoon Movement Unit ayant été parfaitement accomplie, le LA GRANDIÈRE avait redescendu le chenal du Poisson Volant et remonté tout le dispositif pour rejoindre la zone de patrouille qui lui avait été assignée au Nord de l'île de Cheoul. Nous y retrouvâmes notre compagnon britannique MOUNTS BAY. Le CV UNWIN avait reçu la mission de former avec son groupe, le Fourth Frigate Squadron Commonwealth (F4), un écran de protection externe d'environ 50 nautiques de long sur 40 nautiques au sud des passes d'Inchon. La tâche de l'écran (outer screening group) était de s'opposer à toute interférence de l'extérieur avec la zone de débarquement de la part de:

a) navires ennemis,
b) bateaux suicide,
c) nageurs de combat,
d) mines flottantes,
d'empêcher tout mouvement ennemi entre les îles et le continent et entre les îles elles-même, ainsi que de secourir les équipages des avions abattus.

Sous commandement du CV UNWIN on retrouva donc le MOUNTS BAY et son inséparable LA GRANDIÈRE, le WHITESAND BAY et le MORECAMBE BAY, avec les néozélandais TUTIRA et PUKAKI. La participation US dans cet ensemble était assurée par les USS BAYONNE, NEWPORT et EVANSVILLE, corvettes de la classe "Ashville". Notre groupe, auquel s'était adjoint plusieurs dragueurs de mines US et ROK (Republic of Korea), allait avoir fort à faire avec le problème des mines de fabrication soviétique, mouillées en grand nombre dans les courants par les Forces Nord-Coréennes. Mais ce n'était pas le seul problème...

Le Vendredi 19 septembre à 16h30, l'ASDIC du MOUNTS BAY eut un contact d'un possible sous-marin position 36°56'6" Nord, 126°06' Ouest. Le MOUNTS BAY commença son attaque à 17h05 larguant tout un paquet de grenades, chacune contenant 180 kg d'explosif "amatol". Dans les environs se trouvait le bâtiment de ligne MISSOURI qui demanda par signaux lumineux (le silence radio total était prescrit depuis le 10 septembre) pourquoi un grand guidon noir flottait à la grand vergue. Le cuirassé fut averti d'une possible menace soumarine: immédiatement il carillonna à ses salles des machines un en "avant toute", et à grande vitesse la poupe du MISSOURI disparut rapidement derrière l'horizon...

Après cette première attaque aucun résultat apparent ne fut relevé mais le contact ASDIC n'avait pas été perdu et une deuxième attaque fut décidée. À 17h 15 une volée de 24 bombes AS fut tirée du "hérisson" (hedgehog) du MOUNTS BAY, mais encore une fois on ne releva aucun résultat vraiment concluant. Le "hérisson" est une arme de lancement vers l'avant du bateau comprenant 24 projectiles contenant chacun 15 kg d'explosif "torpex", disposés sur une sorte de mortier principal et se tirant ensemble. Est-ce qu'une de ces bombes a pu trouver son objectif ce jour là, personne n'en fut jamais certain. Bien que quelques traces aient été observées dans la mer après cette deuxième attaque, aucune épave indiquant un coup au but fatal ne fut recueillie. Des recherches menées par les équipes ASDIC dans toute la zone avec l'aide du TUTIRA, du ROWAN et du LA GRANDIÈRE ne permirent pas de rétablir le contact et l'attaque fut arrêtée.

"Bien plus tard, m'écrivait mon excellent ami Don Giles en 1996, des recherches effectuées auprès des marines Nord-Coréenne et de son alliée Chinoise montrèrent qu'aucune n'avait développé de capacités sous-marines à cette époque, mais que des pays communistes sympathisants en possédaient celà ne fait pas de doute. Maintenant que la Guerre Froide est terminée et qu'il n'y a plus de Rideau de Fer, peut-être nous sera-t-il révèlé un jour s'il y a eu vraiment une activité soumarine dans et aux alentours de la Mer Jaune à cette époque. Les routes de nos bateaux et celle d'un sous-marin "inamical" se sont-elles croisées et si oui, a-t-il pu s'en retourner sans dommage? Repensant à ces évènements après tant d'années, nous espèrons qu'il en fut bien ainsi et que, avec le temps, ils aient pu trouver un mouillage sûr pour y vivre leur vie dans la plénitude de la paix..."

Mais des signes d'activité ennemie sur la côte avaient été remarquées par les bâtiments de l'écran et des observations plus poussées montrèrent que des éléments de la "In Min Gun" (Armée Populaire Nord-Coréenne) étaient en train de construire des emplacements de batteries retranchées. Le dimanche 23 septembre à 08h55, le MOUNTS BAY quitta l'écran et fit route vers la côte. Il ouvrit le feu à 1.000 mètres, accablant de son tir rapide les ouvrages de campagne ennemis. La première passe de tir dura environ 10 minutes, le navire devant abattre sur babord pour rester en eau profonde. La deuxième passe de tir fut engagée au plus près afin de maximiser les effets du canonnage. Tout à coup, le MOUNTS BAY s'échoua sur un banc de boue, non porté sur ses cartes... Ce qui provoqua un arrêt brutal du navire avec un engagement de la proue sur une vingtaine de mètres de quille dans une épaisse couche gluante! Un "en arrière toute" fut carillonné à la salle des machines et, vibrant de toutes ses membrures, dans le tressautement infernal des apparaux serrés sur la plage arrière, le bateau s'arracha lentement et regagna l'eau profonde. Le bombardement naval, qui avait été un succès, fut abandonné et le MOUNTS BAY reprit sa place dans l'écran. Les dommages sous la flottaison étaient minimes, quelques évents d'eau de mer étaient bouchés, mais le dôme ASDIC était hors d'usage, ce qui n'entamait pas sérieusement les capacités offensives du bateau.

Le 25 septembre, les forces des Nations Unies étaient sur le point d'investir Séoul et la jonction des Forces avec celles de la 8ème Armée venant du Sud était imminente. Les priorités navales devaient être redéfinies après le succès du débarquement. L'écran de protection fut donc disloqué, le MOUNTS BAY rentrant à Inchon s'amarrer à couple de l'USS WINSTON pour ravitaillement et le LA GRANDIÈRE... restant à la mer avec ses dragueurs!

Le silence radio fut levé le 26 Septembre 1950.

Pour sa campagne en Corée, l'Aviso La Grandière a reçu une citation à l'Ordre de l'Armée de Mer et une Citaton Présidentielle Coréenne.

Remerciements: Don Giles (Mounts Bay 1950), Louis Tailhades (La Grandière 1950), Karl Kristiansen (Mansfield), Frank Gregory (CSS, Minewarfare Korea, USN, 1998)
Reproduction autorisée avec mention de toutes les origines. Autres droits réservés.
Hommage aux efforts de paix et de rapprochement Sud/Nord d'un Pays déchiré il y aura 60 ans par un combat fratricide, alors qu'il sortait à peine d'un terrible joug japonais de 35 ans.
______________________

INTERNET - Retrouvez la participation française dans cette "Guerre Oubliée" sur le web :

- Site "NETMARINE" : http://www.netmarine.net/forces/operatio/coree/mines01.htm
- "Revue Internationale d'Histoire et de Géostratégie" en ligne - Section Corée sous la direction de L Rochotte :
http://www.history4war.com/dossiers/index.htm avec l'Histoire du Bataillon Français de l'ONU en Corée et de la 2ème Division US (fondée en 1917 à Bourmont Haute-Marne) à laquelle il était intégré.
-Site de l’Association "FRANCE-CORÉE" : http://assoc.orange.fr/france-coree/eurokorvet/eurokorvet.htm

Adresse E-mail de l'auteur: rce-fnkvet@orange.fr
_______________________
(Version presse, Août 2000-revision décembre 2009)
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Léon le Marin
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MessagePosté le: Ven 22 Jan - 16:46 (2010)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

Sur l'évènement, j'ajoute mes liens en langue anglaise :

http://web.meganet.net/kman/nfleon.htm Thanks to my friend Karl KRISTIANSEN USS MANSFIELD DD 728

http://assoc.orange.fr/france-coree/eurokorvet/uk/minewarfare_korea htm Invasions of Inchon and Wonsan remembered
French and English supported operations . . .Allies provide a unique perspective of naval operation in the Korean War... Site perso.

DOGGE VINCE, STAN et autres Amis, en cette année 2010 du 60ème anniversaire, n'oubliez pas de vous rapprocher avec votre association Crèvecœur de vos Anciens comme le Colonel COLLARD. D'après mes informations de source canadienne, tous les militaires ayant servis en Corée, affiliés OU NON à une association officielle de KVA, font l'objet d'une invitation du Gouvernement Coréen. Pour la France, ce serait le Groupe parlementaire d'Amitié à la Corée du Sud qui serait en charge du recensement des Non-Affiliés (ou de leurs parents proches si disparus...) et de l'organisation.
Il pourrait apparaître, sauf erreur de ma part, que ledit Groupe Parlementaire se montre peu diligent vis à vis des Personnes visées par le projet coréen n'appartenant pas à l'Association ANAFF ONU
Pour les Marins et selon le Colonel NASS, commandant la Mission Militaire à Séoul, six marines, dont la marine française, seraient invités à la commémoration du débarquement d'Inchon en septembre 2010, avec leur contingent de Vétérans.
Bien entendu, le Secrétariat d'État aux Anciens Combattants (SÉDAC) assure la supervision du projet. Mais la Corée ne passionne pas terriblement les politiques
Ce serait bien, si, Vous, les Jeunes pouviez nous aider, vieux Vétérans, notamment lorsque nous sommes des isolés ou des fragiles comme le papa d'une de nos membre du Forum, dont je ne vois plus les posts...

Léon: Indochine - Corée - AFN

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dodgevince
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MessagePosté le: Ven 22 Jan - 17:15 (2010)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

message bien reçu, léon!

Je te réponds par mail pour qu'on puisse en discuter, mais on en est!

Merci...

Vince
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Cpt.Baptiste
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MessagePosté le: Ven 29 Avr - 23:36 (2016)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

up de ce sujet fort interressant !
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TIC
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MessagePosté le: Sam 30 Avr - 12:43 (2016)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

On a de vrai petites mines d'informations sur le forum! Merci Baba pour ce petit up.  Okay
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Cpt.Baptiste
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MessagePosté le: Sam 30 Avr - 13:04 (2016)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

J'ai compilé tous les post de 'TCT palette (malheureusement plus présent sur le forum ...)
T'en a pour 150 pages .... C'est une vrai bible qu'il a écrit ! 
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TIC
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MessagePosté le: Sam 30 Avr - 15:49 (2016)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50) Répondre en citant

Ah oui quand même... ça en fait de la lecture  Mr. Green
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:05 (2016)    Sujet du message: Guerre de Corée : La prise de Wolmi-Do (15/09/50)

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