Le bataillon Français de l'ONU en Corée. 1950-1953.  French Battalion in the Korean War  Index du Forum

Le bataillon Français de l'ONU en Corée. 1950-1953. French Battalion in the Korean War
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La guerre de Corée(3):Le périmètre de Pusan(8e Partie-3 Fin) La grande offensive du Naktong

 
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Ltc Taplett
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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 15:51 (2008)    Sujet du message: La guerre de Corée(3):Le périmètre de Pusan(8e Partie-3 Fin) La grande offensive du Naktong Répondre en citant

LA GUERRE DE COREE
Le périmètre de Pusan : 8e Partie
Assaut final (3) : La grande offensive du Naktong
1. Able 9/2 à Agok
A midi le 1er septembre la situation de la 8e Armée sur le front Sud était pour le moins chaotique.
Lors de l’attaque nocturne contre le 9e RI (2e DI) à Agok, le lt Rodriguez avait réussi à faire se replier les hommes de la Cie A(ble) sur les hauteurs de la côte 94 (Cf. chapitre précédent). De là, il put observer de nombreuses troupes ennemies se déplacer sur les hauteurs avoisinantes, la plupart d’entre elles se dirigeant vers l’Est. Dans la matinée le lt Fern, en charge du 2e peloton, envoya une patrouille récupérer du ravitaillement dans le village. Les GI’s y rencontrèrent un petit groupe d’ennemis. Une brève escarmouche s’ensuivit, tuant 3 Nord-Coréens et blessant 2 Américains. Mais la patrouille avait réussi à remonter la colline avec de l’eau, des rations et des munitions.
Plus tard, de nombreuses barges ennemies traversèrent le fleuve sous les positions de la Cie A, mais hors de portée. Rodriguez envoya une section munie d’une mitrailleuse légère à la pointe sud de la crête qu’ils occupaient pour les prendre sous leur feu. Une fois arrivés, la section s’aperçut que les maisons situées au pied de la colline grouillaient d’ennemis. Ils rapportèrent au lt Fern qui fit déclencher un feu dévastateur d’artillerie. Les survivants qui s’enfuyaient vers le fleuve furent pris sous les feux croisés de la section et d’une autre mitrailleuse située au sud, dans le secteur de la 25e DI. Cette série de tirs combinés fit 300 victimes estimées.
Dans l’après-midi Rodriguez reçut l’ordre de décrocher durant la nuit.
Le 2e peloton mena l’opération immédiatement après la tombée de la nuit, se dirigeant vers l’Est. Arrivé à mi-pente, le groupe de pointe aperçut environ 400 Nord-Coréens sur la route à 200m transportant des mitrailleuses sur roues. Rodriguez ordonna de remonter sur la crête et de s’éloigner de la route. Fern devait s’occuper de 4 blessés, 2 d’entre eux sur brancards. La tâche à effectuer en pleine nuit sur un terrain pentu et rocailleux ralentit progressivement le 2e peloton qui, une fois le sommet atteint, s’aperçut qu’il avait perdu le contact avec le reste de la compagnie.
A cet instant des tirs de mitrailleuses se firent entendre droit devant, clouant le 2e peloton. Fern décida de faire redescendre une partie de la pente aux blessés et de les confier à 10 hommes sous les ordres du sergent Herbert H. Freeman. Des fuyards rejoignirent le 2e peloton et apprirent à Fern que le reste de la companie était entré en contact avec une force d’importance et qu’elle s’était disloquée. Rodriguez et de nombreux hommes avaient été tués quasiment à bout portant. Le 1e classe Luther H. Story se distingua particulièrement par une série d’actions courageuses qui lui vaudront la Médaille d’Honneur du Congrès, malheureusement à titre posthume. Au total, une dizaine d’hommes seulement parviendront à rejoindre le peloton du lt Fern.
Fern estima qu’il devait tenter de battre en retraite avant l’aube. Lorsqu’il envoya un coureur chercher Freeman et les blessés, ce dernier ne parvint pas à les trouver. Aucun coup de feu n’avait été tiré mais les hommes n’étaient tout simplement plus où ils étaient censés être. Fern décida de mener les hommes qui l’accompagnaient vers les lignes amies. Un épais brouillard ne permettant pas de voir à plus de 25m s’était levé, couvrant la progression des GI’s. Dans l’après-midi, Fern et les 19 hommes qui l’accompagnaient avaient rejoint les lignes du 72e bataillon de chars près de Yongsan.
Fern demanda au ltc John E. Londahl l’autorisation de partir à la recherche du groupe de Freeman, autorisation qui lui fut refusée du fait de la nécessité de garder tous les hommes valides pour la défense de Yongsan. En fait Freeman, persuadé que la Cie A avait été totalement anéantie, avait décidé de tenter sa chance seul. Il réussira à mener son groupe à travers les collines et les soldats ennemis jusqu’aux positions américaines au bout de 5 jours d’errance.
2. La fin de la Task Force Manchu
Ainsi qu’il a été vu dans le chapitre précédent, la traversée nord-coréenne du Naktong à hauteur de la Cie B/9 avait pris par surprise les éléments avancés de soutien de la Task Force Manchu, destinée à surprendre le PC de la 9e DI le soir même de l’assaut général ennemi.
Une partie de ces éléments de soutiens (des sections des Cies lourdes D et H) avaient réussi à établir un petit périmètre de défense sur une protubérance rocheuse haute de 150m sur la pointe sud de la côte 209, à 300m des positions de la Cie B. Finalement, d’autres rescapés des Cie D et H et de la section de mortiers lourds viendront les rejoindre. Le groupe comptait alors une soixantaine d’hommes dont 5 officiers, commandés par le lt Schmitt (Cie H).
A l’aube, Schmitt s’aperçut qu’il était encerclé. L’ennemi tenait la côte 209 dont il avait chassé la Cie B. durant la nuit. Au-dessous, soldats et ravitaillement traversaient le fleuve.
Les restes de la Task Force Manchu furent découverts par l’ennemi vers 14h00, heure à laquelle elle repoussa un premier assaut. Dans la nuit 3 autres violentes attaques furent lancées mais les Américains tinrent bon. A l’aube, de nombreux cadavres entouraient le périmètre.
A cette heure, les hommes avaient un besoin désespéré de grenades. L’adjudant (Master sergeant) Travis E. Watkins courut au péril de sa vie en récupérer ainsi que des armes et des munitions sur les corps des Nord-Coréens qui jonchaient les abords du secteur. Grièvement blessé alors qu’il tentait de déloger une section ennemie qui menaçait directement ses camarades, Watkins fera une nouvelle fois preuve d’un extraordinaire esprit de sacrifice en refusant que ceux-ci ne l’emportent lorsqu’ils décrocheront 2 jours plus tard. Il recevra la Médaille d’Honneur du Congrès à titre posthume.
Dans l’après-midi, Schmitt parvint à faire par radio une demande de ravitaillement aérien mais le périmètre défendu était si petit et les pentes qui l’entouraient si raides que toute la cargaison finit dans les lignes ennemies. Une autre tentative à 19h00 permettra aux assiégés de récupérer Une caisse de munitions pour carabines, 2 pour mitrailleuses, 11 grenades, 2 caisses et demie de rations, une partie de matériel médical et 21 canettes de bières ( !). Le 1e classe Joseph R. Ouellette, de la Cie H, se montrera aussi courageux que Watkins en tentant de récupérer ce qui était possible sur les cadavres ennemis. Lui aussi recevra la Médaille d’Honneur du Congrès, à titre posthume car il sera tué le lendemain.
En tentant de récupérer le ravitaillement largué par avion, le lt Schmitt fut blessé mais continua à exercer son commandement, donnant l’exemple à ses hommes.
Ce même après-midi, les restes de la Task Force Manchu reçurent la visite d’un prisonnier américain porteur du message suivant : « Vous avez une heure pour vous rendre ou être réduits en miettes ». Puisque l’assaut frontal ne parvenait pas à réduire la position, l’ennemi avait décidé d’utiliser l’artillerie.
Quarante-cinq minutes plus tard des tirs de canons anti-chars commencèrent à harceler les assiégés, suivis par des tirs de mortiers qui durèrent jusqu’à la tombée de la nuit. Des  mitrailleuses placées sur une crête parallèle un peu plus à l’Est forçaient les hommes à rester dans leurs trous. Dès que les mortiers se furent tus, les soldats de l’APC repartirent dans une série d’attaques nocturnes, toutes repoussées. Mais le nombre de tués et de blessés à l’intérieur du périmètre ne cessait de croître et l’eau, la nourriture, les munitions et le matériel de premier secours commencèrent de nouveau à manquer.
Le dimanche 3 septembre fut le pire de tous. Ce fut une journée terriblement chaude. Il n’y avait désormais plus d’eau et une seule ration de combat par homme. Le manque de munitions tournait au dramatique. Un tir de mortier détruisit la radio, coupant tout lien avec les éventuels secours. Aucun soutien d’artillerie ou aérien réclamé par Schmitt n’arriva jamais. Les tirs de mortiers continuèrent, touchant à peu près chaque trou d’hommes de la position à un moment ou à un autre (1). Schmitt fut tué par l’un d’eux (2). C’est le lt Raymond J. McDoniel (Cie D) qui prit le commandement des survivants.
Dans la soirée la pluie se mit à tomber. McDoniel fit étendre 2 couvertures avec lesquelles il parvint à récupérer plusieurs litres d’eau. Les hommes firent de même en essorant leurs vêtements pour remplir leurs gourdes.
A l’aube du 4 septembre seuls 2 officiers, McDoniel et le lt Caldwell et une trentaine d’hommes étaient encore en vie. Chaque soldat  n’avait plus qu’un chargeur à disposition et le groupe n’avait plus que quelques grenades. Aucun espoir de secours n’était en vue. McDoniel décida d’abandonner la position durant la nuit.
A la tombée de la nuit, le redouté « Manzai ! » (A l’attaque !)se fit entendre mais seules quelques grenades atterrirent dans le périmètre. Apparemment, les fantassins ennemis eux-aussi en avaient assez. A 22h00, séparés en groupes de 4, les Américains tentèrent leur chance la majorité descendant le cours du Naktong de nuit et se cachant le jour.
Des 29 hommes qui avaient quitté la colline, 22 parvinrent à rejoindre les lignes ennemies. Capturé et laissé pour mort, le lt Caldwell parviendra à arriver dans le secteur du 72e bataillon de chars le 10 septembre.
3. La bataille de Yongsan
Au matin du 1er septembre les 1er et 2e régiments de la 9e DI de l’APC (le 3e était demeuré à Inchon) n’étaient plus qu’à quelques km de Yongsan. Le 1er RI approchait par le Nord, le 2e par le Sud. Les unités rattachées à la 9e DI étaient un bataillon d’artillerie de 76mm, un bataillon de DCA, 2 bataillons de chars de la 16e brigade blindée et un bataillon d’artillerie de la 4e DI. Derrière la 9e DI, la 4e suivait, grandement diminuée, manquant de tout et essentiellement composée de renforts sans expérience ni entraînement.
Dans l’après-midi, les premiers éléments de la division atteignirent les hauteurs de l’Ouest de la ville.

Troupes onusiennes dans une rizière à l'ouest de Yongsan
A cette heure, avec seulement à sa disposition les restes de la Cie E, le 9e RI n’avait virtuellement pas les moyens de défendre Yongsan. Le général Keiser lui rattacha en urgence le 2e bataillon de Génie de combat, le 72e bataillon de chars et la compagnie de reconnaissance divisionnaire. Le Génie fut placé en défense sur les basses collines entourant la ville au nord-ouest.
La Cie A du cpt Frank M. Reed au sud de la route Yongsan-Naktong, la Cie D du lt Lee E. Beahler au nord. A 3km de la ville, 300 Nord-Coréens engagèrent la Cie A. Deux engins à affût quadruple de 50mm et un à affût double de 40mm du 82e bataillon de DCA soutinrent les hommes de Reed pendant plusieurs heures.
Beahler s’était plaint d’un front trop long aux flancs exposés et avait obtenu de se repositionner sur la colline immédiatement au sud de Yongsan. Un peloton d’infanterie se plaça derrière lui.
La Cie A reçut l’ordre de se retirer au S-E de la ville, à gauche de Beahler. Sur son flanc gauche se trouvait la Cie C du Génie puis la Cie de Reconnaissance. Ainsi, c’est la Cie D qui contrôlait la ville et surtout sa sortie, la route de Miryang.
Les Nord-Coréens approchaient aussi par le sud, et ils s’opposèrent violemment à la Cie de Reconnaissance de la 2e DI et à des chars du 72e bataillon. L’action courageuse du sergent Charles W. Turner qui, monté sur la tourelle exposée d’un des chars, parvint à mettre hors de combat 7 mitrailleuses ennemies, ne parviendra pas à endiguer le flot de l’attaque (3).

Le sergent Charles Turner
Dans la nuit, l’APC (un bataillon et 4 blindés) entra dans la ville par le Sud.
L’ennemi tenta alors une percée à travers la ligne du Génie. Après le lever du jour, aucun renfort ne pouvait atteindre les assaillants dans la mesure où la Cie D verrouillait les approches Sud de la ville. Les hommes du Génie pallièrent à l’absence de soutien de mortiers ou d’artillerie en utilisant 9 nouveaux lance-roquettes de 3.5 pouces et 9 anciens de 2.36 pouces contre l’infanterie. Les tirs combinés des 18 bazookas, 4 mitrailleuses lourdes et 4 légères et toutes les armes individuelles à dispositions causèrent de larges saignées dans les rangs nord-coréens. Le renfort des blindés des Cies A et B du 72e porta le coup de grâce à l’APC. Durant la bataille, la Cie D perdit 12 tués et 18 blessés.
Pendant ce temps, le colonel Hill avait réuni environ 800 hommes du 9e RI qui avaient réussi à se replier de leurs positions dans la nuit du 31 août. Ils ne disposaient d’aucune arme collective ou équipement lourd. Dans l’après midi le 2e bataillon réorganisé et quelques chars passèrent à travers les lignes de la Cie A du Génie et pénétrèrent dans Yongsan qu’ils reprirent aux environs de 15h00. Peu plus tard, 2 sections anti-chars de la Cie A mirent 3 T34 hors de combat au lance-roquettes un peu à l’ouest de la ville. D’autres T34 furent détruits un peu plus au S-E par l’action combinée de l’artillerie et de l’Air Force.
Dans la soirée les Nord-Coréens avaient été repoussés à l’Ouest de Yongsan. La Cie A du 2e Génie de combat occupait les hauteurs à 800m à l’ouest de la cité, le 2/9 celles du nord-ouest. L’avance nord-coréenne vers Miryang était, pour l’instant du moins, stoppée.
4. La 2e bataille du saillant du Naktong
A 9h35 le 2 septembre, le général Walker faisait le point de la situation avec le major-général Doyle O. Hickey, chef d’Etat-major du Commandement en Extrême-Orient à Tokyo. Selon Walker, la menace existant à la jointure de la 2e et de la 25e DI devait être considérée comme extrêmement sérieuse et qu’il désirait employer les Marines à cet endroit, avec l’aval de Mc Arthur. En effet les Marines s’apprêtaient à embarquer à Pusan vers ce qui allait être le tournant de la contre-offensive américaine : Inchon. McArthur autorisa Walker à utiliser les Marines s’il le jugeait nécessaire mais ces derniers devaient rejoindre la 1e Division de Marines le 5 septembre au plus tard.
A 13h15 Walker rattacha la 1e Brigade Provisoire des Marines à la 2e DI avec pour ordre de lancer une attaque coordonnée destinée à détruire les éléments ennemis situés sur la rive Est du Naktong et à restaurer les lignes le long du fleuve.
Dans l’après-midi, une conférence des différents Etat-majors concernés aboutit au plan suivant : Le lendemain (3 septembre) les Marines devaient attaquer vers l’Ouest, le long de la route Yongsan-Naktong. Le 9e RI (moins le 1er bataillon), la Cie B du 72e bataillon de chars et la batterie D du 82e bataillon de DCA devaient partir vers le N-O et rétablir la liaison avec le 23e RI. Sur le flanc gauche le 2e bataillon de Génie de combat, les restes du 1/9 et certains éléments du 72e bataillon de chars devaient tenter de rejoindre les lignes de la 25e DI.
La 24e DI et le 19e RI reçurent l’ordre de se déplacer dans le secteur de Susan-Ni, à 13km au Sud de Miryang et se tenir prêt à intervenir dans le secteur d’une des 2 divisions de première ligne.
A 19h00 le col. Hill conversa avec le col. Murray, en charge du 5e Marines. Selon le premier sa ligne de départ serait sécurisée le lendemain matin. G/9 au nord de la route Yongsan-Nakton, A/2e Génie au sud suivi de F/9.
Les Marines se mirent position entre 3h00 et 4h30 le 3 septembre. Le 1/5 du ltc Newton sur la gauche (sud), le 2/5 du ltc Roise sur la droite, le 3/5 du ltc Taplett en bouchon au S-O de Yongsan.
A l’aube, la Cie A/2e Génie ne parvint pas à prendre à l’ennemi les positions qui lui avaient été assignées. Ainsi, ce qui devait être la ligne de départ des Marines devint en fait son premier objectif !
Le 2/5 se mit en marche à travers les rizières à 7h15, soutenu par les blindés, l’artillerie et le Groupement Aérien des Marines (Marine Aircraft Group).
Le 1/5 fit de même peu après, lui aussi ayant une rizière à traverser avant d’atteindre son objectif. Les différents tirs de soutien toutes armes, et notamment les bombardements au napalm des Corsairs du GAM firent rapidement taire toute opposition ennemie. Le temps de réponse entre une demande d’intervention et l’intervention elle-même était en moyenne de 7mn (4).
A 11h00, le 1/5 était au pied de son ex-ligne de départ. Protégée par les mortiers de 81mm, la Cie A se lança à la charge. A sa grande surprise, les Nord-Coréens, secoués par les bombardements et probablement terrorisés par la vue d’une compagnie de Marines chargeant en hurlant, quittèrent leurs positions avancées sur la pente et s’enfuirent vers le sommet de la crête. Les tireurs d’élite de la Cie profitèrent de l’occasion pour organiser un « tir aux pigeons » qui mit hors de combat la majorité des fuyards.
Brisée, la ligne ennemie s’enfuit à travers les rizières vers la côte 117, dans le secteur du 2e bataillon. Les canons de 105mm du 11e Marines (Artillerie) déclenchèrent un barrage terriblement meurtrier qui ne laissa que peu de survivants.
A 16h30, la Cie A après une manœuvre d’enveloppement effectuée dans les règles de l’art, prenait la côte 91.
De son côté le 2/5 progressait vers ses objectifs de la journée. Les M26 Pershing détruisirent 3 T34 et plusieurs canons anti-chars, leur permettant de se concentrer sur le soutien actif des fantassins.
La Cie D devait s’emparer de la côte 116, pour empêcher l’arrivée de tout renfort ennemi en provenance du secteur du 1er bataillon. Après une dure journée de combat, elle put s’en emparer et s’y enterrer pour la nuit, isolée à 500m du reste du bataillon.
Chacun se prépara à l’inévitable contre-attaque nocturne. Le 1/5 n’avait rien pour protéger son flanc droit, 1,5km de front à tenir et 2 compagnies (à cette date chaque bataillon ne possédait encore que 2 compagnies) distantes de 200m l’une de l’autre. Le 2/5 n’était pas mieux loti avec 2km de front à protéger et une compagnie totalement coupée de l’autre.
Trois éléments sortirent les Marines de cette situation précaire : Les sections du Génie, qui se chargèrent de protéger les flancs en y enterrant mines, grenades et blocs de TNT ; l’escadre aérienne de nuit des Marines, la seule à cette date à posséder des chasseurs monomoteurs nocturnes F4U-5N Corsair et F7F Tigercat qui intervinrent 6 fois entre le 3 et le 4 septembre ; et des pluies torrentielles qui achevèrent de réduire à néant les plans de contre-attaque des Nord-Coréens déjà largement secoués.
Les pertes de la journée étaient de 34 tués et 157 blessés.
Un peu avant minuit, le colonel Murray ordonna au 3/5 de passer à travers les lignes du 2/5 et de reprendre l’assaut à 8h00. L’affaire fut une promenade de santé pour les hommes de Taplett qui en 40mn avaient atteint leur objectif principal : la côte 117. Quinze ennemis avaient été tués, le reste s’était enfui vers la crête d’Obong-Ni en menant un combat d’arrière-garde. Par contraste avec l’opposition rencontrée la veille, la journée du 4 septembre semblait marquer la déroute de l’adversaire. Par contre, le 9e RI qui devait protéger le flanc droit du 3/5 n’avait toujours pas atteint sa ligne de départ 4h après le début de l’attaque combinée.
Le 1/5 se mit en route tout aussi rapidement et occupa peu après les restes de ce qui semblait avoir été le PC de la 9e DI, capturant même 2 T34 en parfait état de marche ! Une grande quantité de matériel américain fut récupérée pour être plus tard rendue à la 2e DI. A 15h15, avait atteint son premier objectif et se trouvait à moins de 2000m de la fameuse crête d’Obong-Ni qui avait coûté si cher aux Marines lors de la 1e bataille du saillant. Parallèlement, le 3/5 progressait vers l’Ouest depuis la côte 117.
Devant l’excellente progression des Marines, Keiser autorisa Craig à poursuivre jusqu’au 2e objectif. Soutenus par l’aviation en cas de résistance, les hommes du 1/5 avaient sécurisé Cloverleaf Hill à 18h00. Les Marines avaient progressé de plus 3km, la 9e DI n’était plus en mesure de progresser, Yongsan n’était plus menacée.
Les différents bataillons s’enterrèrent pour la nuit, dans des conditions similaires de la veille. Un lourd barrage d’artillerie s’abattit sur eux avant d’être réduit au silence par les chasseurs de nuit. La pluie s’était remise à tomber et malgré quelques coups de sondes, l’infanterie ennemie n’attaqua pas.
A l’aube cependant, toujours sous la pluie, une compagnie nord-coréenne s’en prit au 9e RI, en arrière sur le flanc droit du 3/5 Marines, en passant par le lit d’une rivère à sec. C’est la Cie G qui subit le gros de l’assaut. Le sergent Loren R. Kaufman s’illustra particulièrement ce jour là. Après avoir repoussé avec sa section une tentative d’encerclement, il tua 4 hommes à la baïonnette, détruisit une position de mitrailleuse et tua tous les  servants d’un mortier (5).

Le sergent Loren Kaufman
Il semble qu’en tentant de s’en prendre aux GIs, la compagnie ennemie n’ait pas su qu’elle contournait les positions du 3/5 Marines. Voyant les sections ennemies se déployer à 150m de son PC, Taplett fit mettre le personnel technique et administratif en position sur les hauteurs, en feu croisé avec la Cie lourde. Malgré les tirs meurtriers qui les accablaient, les Nord-Coréens continuèrent d’avancer. Lorsque finalement le 11e Marines et l’artillerie du 9e RI entrèrent dans la danse, la tentative nord-coréenne vola en éclats.
A 8h20 le 1er bataillon de Marines se remit en marche. A 11h00 les hommes de Newton avaient atteint leur objectif, la côte 125 et Observation Hill. Là, Murray leur donna l’ordre de s’arrêter et d’attendre que le 9e RI les ait rejoints sur leur droite. La pluie et le plafond bas empêchaient toute sortie de l’aviation.
A 14h20 la Cie B du cpt Francis « Ike » Fenton fut violemment attaquée sur la côte 125. Mortiers, mitrailleuses et armes légères clouèrent les Marines au sol. A 14h30, 300 à 350 Nord-Coréens se lancèrent à l’assaut depuis Tugok. Du fait de la pluie, toutes les radios de la compagnie étaient en panne. Fenton envoya un messager demander tout les soutien d’artillerie possible au PC du 9e RI qui s’était entretemps mis en position sur le flanc droit. Un autre messager avait été envoyé prévenir les pelotons blindés que 3 T34 s’approchaient d’eux, au même endroit que 2 semaines auparavant. Le messager n’arriva pas à temps et 2 chars furent mis hors de combat avant qu’une section de lance-roquettes envoyée par Fenton ne détruise les 2 premiers blindés, puis le troisième véhicule qui s’avéra être en fait un transport de troupes.
La situation de la Cie B devenait préoccupante. L’ennemi était désormais à moins de 100m, tous les hommes, tirailleurs, servants de mortiers ou de bazooka et même infirmiers, sur la ligne de défense. Fort heureusement, un peloton de la Cie A arriva à la rescousse, pourvu de 5 caisses de grenades immédiatement jetées sur les assaillants. Finalement, une radio put être remise en marche. Fenton appela immédiatement les mortiers de 81mm en soutien qui épuisèrent la quasi-totalité de leurs munitions. Un autre peloton de la Cie A vint en renfort et finalement l’assaut nord-coréen finit par être brisé, à moins de 50m des lignes. Cette fois l’APC battait définitivement en retraite et quittaient Obong-Ni. Les Marines avaient perdu 35 tués et 91 blessés.

Le capitaine Francis "Ike" Fenton à l'issue de la 2e bataille du saillant du Naktong
Malgré les protestations de Walker, les Marines quittèrent la crête d’Obong-Ni direction Pusan sous la pluie à 0h15 le 6 septembre, conformément aux directives de McArthur.
Les interrogatoires de prisonniers révélèrent que la capacité offensive des 9e et 4e DI avait été brisée par la contre-attaque américaine entre le 3 et le 5 septembre. Une nouvelle fois la capacité logistique de l’APC ne lui avait pas permis d’exploiter ses succès initiaux.
5. Le 23e RI à Changnyong
Au matin du 1er septembre, au nord du 9e RI, le 23e RI se trouvait en situation précaire. Le 1er bataillon avait été repoussé de ses positions au bord du fleuve et isolé 5km plus à l’ouest. Environ 400 Nord-Coréens avaient débordé le PC régimentaire, forçant le col. Freeman à le reculer d’environ 600m et à le défendre avec du personnel technique et administratif pendant près de 3 heures.
Aux environs de 14h00 le 2 septembre la population commença à quitter Changnyong, signe indubitable de la pression ennemie et de l’inquiétude rampante. Peu après, 300 policiers locaux sous commandement américain se replièrent vers l’Est lorsque 2 groupements nord-coréens approchèrent du nord-ouest et du sud-ouest.
Dans la soirée, la ville était tombée.
Un peu plus au nord, dans le secteur du 38e RI, l’APC ne resta pas oisive. Après la percée ennemie du 31 août le général Keiser avait ordonné le lendemain que le 2/38 se déplace vers le sud et aide le 23e RI à mettre en place une défense à l’ouest de Changnyong. En se dirigeant vers le secteur, le 2/38 eut la désagréable surprise de trouver les hauteurs surplombant la route déjà prises par l’adversaire. Ce dernier avait en fait déjà pris possession de la côte 284, au dessus du PC régimentaire du 38e. Cette colline, ainsi que la 209, contrôlaient en fait les arrières du régiment.
A 6h00 le 3 septembre, une force estimée à 300 hommes attaqua le PC du col. Peploe depuis la côte 284. Peploe organisa la totalité du personnel disponible pour la défense, défense qui dura jusqu’au 5 septembre. A cette date le cpt. Ernest J. Schauer , avec 2 pelotons de la Cie F, parvint à prendre la côte 284 après 4 heures de combat. Il trouva environ 150 cadavres ennemis au sommet, d’où il put voir environ autant d’hommes fuir vers un village situé à la base. L’artillerie pulvérisa le village. Schauer récupéra une certaine quantité de matériel américain, 25 BARs et mitraillettes, une radio, 30 caisses de grenades et des rations de combat.
Le 1er septembre, le col. Hutchin en charge du 1/23, isolé à 5km à l’ouest de l’unité amie la plus proche, reçut l’ordre de se replier dans le secteur de Changnyong. A 14h00 il envoya une patrouille mixte blindés-infanterie vérifier si la route était dégagée. En l’occurrence, un bataillon de l’APC tenait la passe située juste à l’Est du périmètre de défense. Hutchin demanda la permission de rester sur place et de tenter de couper le ravitaillement nord-coréen du secteur. Keiser approuva dans la soirée et ainsi débuta la première des 3 journées que le 1/23 allait passer isolé en pleine marée ennemie, ravitaillé par les parachutages des C-47.
La 2e DI ne laissa cependant pas Hutchin se débrouiller par ses propres moyens. Le 1er septembre, le 3/38 reçut l’ordre de se déplacer vers l’ouest depuis Mosan-Ni pour dégager la route menant au 1/23. Le lendemain le 3/38 parvint à reprendre la passe avec le soutien de l’aviation et de l’artillerie. Les premiers éléments firent la jonction avec les hommes d’Hutchin à 17h00. Durant la nuit une violente contre-attaque ennemie se déchaîna sur la côte 209 où s’était enterré le 3/38, parvenant à déloger une compagnie de ses positions.
Le 4 septembre le général Haynes réorganisa les secteurs entre le 23e et le 38e RI. La partie nord du secteur du 23e fut confiée au 38e, permettant au 1/23 de se dégager vers le sud en renfort du 2e bataillon pour défendre les approches de Changnyong. Le 1/23, qui comptait 1100 hommes au 31 août, n’en alignait plus que 600 (6).
Le 1/23 se mit sur le flanc gauche du 2e bataillon pendant que le PC régimentaire se repositionnait plus en arrière. Dans ce secteur, les infiltrations ennemies générèrent une série de dures escarmouches afin de nettoyer Changnyong et la ligne de ravitaillement.
La 2e DI nord-coréenne fit une tentative désespérée d’assaut contre le 23e RI dans la nuit du 7 au 8 septembre. Débutée à 2h30, l’attaque brisa la Cie F, ce qui mettait en danger toute la ligne de front. Après que tous ses officiers aient été blessés, c’est le lt Ralph R. Robinson qui prit en charge la Cie et la fit se replier vers la Cie A, 500m plus loin. Là, il obtint le peloton de réserve de la Cie et, en pleine nuit et sous une pluie battante, parvint à reprendre les positions perdues.
A l’aube le mordant ennemi s’émoussa mais reprit à la nuit tombée. L’attaque dura jusqu’aux premières lueurs du jour, moment où l’Air Force apporta une aide considérable aux troupes au sol. La situation était tellement tendue que tout le personnel administratif et technique fut regroupé en sections d’assaut dirigée vers les points les plus critiques. Le flot des blessés amenés aux postes de secours ne se tarit pas de la matinée.
Vers midi, l’APC se replia. La capacité de combat du 23e RI était alors estimée à 38%. Celle de la 2e DI nord-coréenne était plus faible encore. Les combats menés depuis le début du mois lui avaient coûté 1300 tués et 2500 blessés.
Malgré cela, un certain nombre d’éléments infiltrés continuèrent à harceler les arrières et la ligne de ravitaillement des unités en ligne.
6. Une erreur nord-coréenne ?
Pendant que la 2e DI de l’APC jetait toutes ses forces dans la bataille qui l’opposait à son homonyme américaine, une de ses divisions sœurs, la 10e, faillit à sa mission de soutien telle que prévue dans le plan d’assaut nord-coréen. Il s’agit là d’un des plus grands échecs de l’APC à exploiter une magnifique opportunité. Cette incapacité d’exploitation sema l’incompréhension au sein du commandement américain, quand bien même il apprécia grandement que cela fût le cas.
La 10e DI était la plus au nord de celles qui composaient le I Corps. Elle occupait la côte 409, dans un profond repli du Naktong, à l’ouest d’Hyongp’ung. Dans la nuit du 31 août une partie de ses éléments attaquèrent Hyongp’ung défendue par la Cie C du 1/38, le régiment le plus au nord de la ligne de la 2e DI US. La Cie C abandonna la ville dans la nuit du 2 au 3 septembre. Durant les 2 semaines suivantes la ville sera soit aux mains de l’ennemi, soit une partie du no man’s land.
Le nord et l’est de la côte 409 était virtuellement sans route, une masse de hauteurs sans positions défensives onusiennes. De facto, cette zone était elle aussi un no man’s land au début septembre. A 7km au nord d’Hyongp’ung se trouvait le pont de Yongp’o, limite d’avec le secteur de la 1e Division de Cavalerie. Ce pont fut défendu par le 3/23 rattaché à la 1e DivCav spécialement pour cette tâche avant qu’il ne soit relevé le 5 septembre par la 27e Brigade d’Infanterie britannique  dont c’était le premier engagement.
Dès le 6 septembre les soldats de Sa Majesté eurent un aperçu de ce qu’était la guerre de Corée lorsqu’une patrouille des Argylls menée par le cpt Neil A. Buchanan dut, sur son ordre, l’abandonner avec son ordonnance alors qu’ils étaient tous 2 blessés. Aucun des 2 hommes ne réapparut jamais. La compagnie la plus proche de la côte 409 était tellement isolée qu’on préféra leur larguer des pains de glace plutôt que d’assurer le ravitaillement en eau par voie terrestre.
Durant 2 semaines la 10e DI se contenta de parcourir l’espace entre la 2e DI et les Britanniques, ce qui préoccupa gravement la 8e Armée quant à la sécurité deTaegu. Petit à petit, la police sud-coréenne et les patrouilles de combat britanniques repoussèrent l’ennemi jusqu’à la côte 409.
Si la division s’était lancé vers l’Est, au sud de Taegu, elle aurait très bien pu déclencher une crise majeure pour la 8e Armée. Elle aurait pu tenter cette action ou venir en aide à la 2e DI mais ne fit en définitive rien. Sa relative inactivité dans le secteur de la côte 409 alors que ses soeurs étaient engagées dans de terribles combats reste un mystère. D’après des témoignages de prisonniers, il est possible que sa mission ait bien été de rester dans ce secteur jusqu’à ce que le II Corps ait capturé Taegu. Ces mêmes témoignages parlent aussi d’un commandant d’une très grande incompétence.
7. Le 35e RI : « The Rock of the Nam »
Le plan d’attaque de l’APC prévoyait que la 6e DI pousse vers l’Est le long de la route Chinju/Komam-Ni/Masan à travers le 1/35 et qu’une partie de la 7e DI bifurque vers le Sud-Est, derrière le 2/35, pour couper la route de Chirwon.
Le 1/35, le bataillon le plus à l’ouest de toutes les unités de l’ONU à cette date, fut violemment attaqué, comme ses unités sœurs. Mais grâce à son périmètre de défense resserré, cerclée de barbelés et de mines dont tous les axes d’approches avaient été enregistrés par les mortiers, il parvint à résister victorieusement à l’assaut ennemi, jusqu’à l’aube du 3 septembre.
En soutien direct du bataillon se trouvait le 64e d’AdC qui vit sa batterie A infiltrée par une quarantaine d’ennemis qui chargèrent à la « banzaï » vers 3h00. Le cpt Andrew C. Anderson et ses hommes se battirent au corps-à-corps pour repousser la charge qui avait réussi à s’emparer d’un certains nombre de pièces. La batterie C vint au secours de sa soeur en lançant un tir de saturation à 50m des lignes, empêchant tout renfort nord-coréen. La batterie A perdit dans l’action 7 tués et 12 blessés, soit environ 25% de ses forces. 
La nuit fut particulièrement dure pour le 2/35. De toutes les compagnies, c’est la G qui eut à encaisser le plus gros choc de l’assaut de la 7e DI. Les 3 pelotons, positionnés sur des hauteurs différentes furent férocement attaqués. Vers 3h00, les mortiers lourds rattachés au 3e peloton avaient été débordés puis repoussés. Ils parvinrent cependant à rejoindre le 2e peloton sur la côte 179 qui résista tant bien que mal.
La situation du 3e peloton lui-même devint quant à elle critique. A l’aube, le cpt LeRoy E. Majeske demanda un soutien d’artillerie et aérien sans succès pour ce dernier. Vers midi, Majeske fut tué. Le s/lt George Roach, en charge du peloton, renouvela la demande d’intervention aérienne. L’Air Force finit cette fois par apparaître et contenir pour un temps la poussée ennemie. Mais une partie des trous d’hommes américains étaient passés aux mains de l’ennemi, desquels ils se mirent à lancer des grenades. L’une d’elles tua Roach et le peloton fut repris par le sergent-chef Junius Poovey. A 18h00, il ne restait que 12 hommes en état de combattre, 17 autres étaient blessés. Quasiment à court de munitions, Poovey demanda l’autorisation de se replier vers le reste de la Cie, autorisation qui lui fut accordée. A la tombée de la nuit, une diversion menée par des tanks amis permit aux survivants de décrocher et de rejoindre la côte 179 vers 23h30.

Trophée du 35e RI à Sibidang-San
Malgré les terribles assauts de la nuit, à l’aube du 1er septembre, le 35e RI tenait globalement toujours ses positions à l’exception de la plaine située entre Komam-Ni et le Naktong qui avait été abandonnée par la police sud-coréenne (cf. chapitre précédent).
Lors d’une contre-attaque menée à l’aube la Cie K et quelques tanks reprirent partiellement le terrain.
A cette heure, de larges contingents d’ennemis étaient déjà passés sur les arrières du 35e, jusqu’à Chirwon-Ni et Chung-Ni, à 10km à l’Est du front. Et les Nord-Coréens profitaient toujours de l’espace existant entre les 1er et 2e bataillons pour amener des renforts. Repérées par une reconnaissance aérienne, 4 compagnies de l’APC furent prises sous le feu des batteries du 64e d’AdC, perdant les ¾ de leur effectif. Les survivants furent mitraillés par des chasseurs. 200 autres fantassins ennemis furent tués de la même manière un peu plus tard.
Quoi qu’il en soit, le 35e RI était bel et bien encerclé, avec 3 bataillons ennemis sur ses arrières.
Dans l’après-midi du 1er, le général Kean (25e DI) ordonna au 2/27 du ltc Murch, contre l’ordre de Walker lui-même (il avait demandé l’autorisation d’engager le 27e dans la matinée), de protéger l’artillerie divisionnaire alors attaquée par l’infanterie ennemie. Par là même, il comptait nettoyer les arrières du 35e RI. Walker approuvera sa décision après-coup.
Le bataillon se mit en route à 17h00 à partir de Chung-Ni mais ne progressa que peu face à une intense pression ennemie. Ce n’est que le lendemain vers 15h00 que des positions situées à 1000m au sud de celles qu’occupaient George 2/35. Une attaque coordonnée blindés, aviation, infanterie fut lancée et à 18h00 l’ancienne ligne de front était réoccupée.
Le 2/27 resta sur ces positions pour la nuit. Le lendemain il reçut l’ordre d’attaquer sur l’arrière et de nettoyer la route secondaire située aux limites Ouest du secteur, jusqu’à l’espace entre le 1er  et le 2/35.  Il fut relevé par la Cie G du 35e à 8h00. Peu après, Murch apprit que cette dernière avait de nouveau été chassée de ses positions. Il fit faire demi-tour à ses hommes et réoccupa les lieux. A midi le lendemain, le bataillon fut de nouveau relevé par la Cie G.
Très vite, le bataillon s’opposa à la résistance adverse. Des mitrailleuses encadraient le 2/27 sur 3 côtés. Une pluie diluvienne se mit à tomber, réduisant la visibilité. A cet instant, le bataillon commençait à manquer de munitions, aussi Murch décida de se replier de 500m sur un terrai favorable pour recevoir du ravitaillement.
Au matin du 5 septembre, 8 avions larguèrent le ravitaillement tant attendu et l’avance reprit. La journée se passa bien pour les Américains qui, le soir même, avaient nettoyé la route sur près de 8km. Là, Church reçut l’ordre de se préparer à attaquer vers le Nord-Est pour faire la jonction avec le 1/27 du ltc Check.

Le 2/27 sur la ligne de ravitaillement reprise à l'ennemi
Après le départ du 2/27, des ennemis infiltrés attaquèrent le PC du 24e RI et plusieurs batteries d’artillerie. Face à cette nouvelle situation le général Kean, toujours sans le consentement de Walker, décida d’envoyer le dernier bataillon du 27e RI (à l’origine le 3/29, rattaché) du ltc George H. DeChow en opération pour nettoyer la zone.
Après un premier assaut contre plusieurs centaines de Nord-Coréens à proximité des positions d’artillerie, les hommes de DeChow se lancèrent sur le rude terrain situé à l’ouest du « fer à cheval », à 7km à l’Est de Komam-Ni avec pour mission de sécuriser les hauteurs et lever la pression sur les arrières du 24e RI. Si le 3/27 parvint à atteindre son objectif, il subit ce faisant plusieurs pertes du fait d’une contre-attaque menée par environ un millier d’hommes.

Fantassins du 27e RI le 4 septembre 1950
Le lendemain, au lieu de se diriger vers le PC du 24e RI, DeChow reçut comme instructions de se diriger droit vers Komam-Ni où les positions d’artillerie étaient là aussi la cible de l’infanterie ennemie. Là aussi le 3/27 parvint au cours d’une journée entière de combat à atteindre et sécuriser le secteur, mais au prix de tant de pertes que Kean décida de lui adjoindre la Cie C du 65e bataillon de Génie de Combat en renfort.
Le 5 septembre, le bataillon repartait et atteignait le PC du 24e RI.
Il n’est pas possible de suivre en détail le flux et le reflux des différents engagements qui eurent lieu derrière les lignes du 35e RI. Bataillons, compagnies et pelotons se battirent seuls, en dehors du ravitaillement qui leur parvenait par voie aérienne. Les tanks et véhicules blindés faisaient l’aller-retour pour amener du ravitaillement dans un sens et les hommes les plus gravement blessés dans l’autre.
De manière générale le 35e RI se battit sur ses lignes originales pendant qu’un puis deux bataillons du 27e RI combattirent dans sa direction les 3000 Nord-Coréens qui opéraient à l’arrière.
 L’activité de la guérilla s’intensifia dans la zone, créant un climat d’angoisse et de paranoïa. La ville de Masan se révéla être un nid d’espions grand format, noyauté par une importante quantité de cellules communistes. Alors que les combats continuaient à quelques km seulement de la ville, le général Kean ordonna l’évacuation pure et simple de tous les civils à l’exception de ceux indispensables au fonctionnement et à la défense de la cité.
Le 6 septembre le 1/27 se déplaça vers le nord depuis le secteur d’Haman pour rejoindre le 2/27 et terminer le nettoyage des arrières du 35e RI. Pris entre 2 feux, de nombreux fantassins ennemis furent tués.
Au matin du 7, tout indiquait que les survivants de la 7e DI cherchaient désespérément à fuir et à repasser le Naktong dans l’autre sens.
La 25e DI enterra environ 2000 ennemis tués derrière ses lignes entre le 1er et le 7 septembre. Ces chiffres n’incluent pas les corps de ceux tués devant ses lignes.
8. Contre-attaque à Haman
Au centre de la ligne de la 25e DI, au sud du 35e RI, la percée de l’APC vers Haman inquiéta au plus au point l’Etat-major divisionnaire à l’aube du 1er septembre. C’est là que le général Kean demanda l’autorisation à la 8e Armée de prendre sous son autorité le 27e RI dans son ensemble. Walker refusa mais lui accorda tout de même le 1/27 du ltc Check qui avait été mis en alerte dès 2h00. Rapidement le 1er peloton de mortiers lourds, un peloton de la Cie B du 89e bataillon de chars et la batterie A du 8e d’AdC rejoignirent le bataillon qui arriva au PC du 24e RI du col. Champney à 10h00.
La situation y était pour le moins chaotique. Toutes sortes de véhicules remplis de soldats roulaient vers l’arrière. Des dizaines de fantassins suivaient à pieds. Champney ne parvenait pas à arrêter le flux des fuyards. Les quelques obus de mortiers qui tombaient de-ci de-là n’étaient pas dangereux mais accentuaient le sentiment de panique. La route était à ce point encombrée que Check dut retarder sa contre-attaque de 6 heures. Les 1 et 2/24 ne pouvaient plus être considérées comme des forces combattantes. A 16h00 le 2/24 n’avait pu rassembler que 150 à 200 hommes sur les arrières du 1/27.
Check avait pour mission de restaurer les lignes du 24e RI. L’Air Force bombarda et mitrailla Haman et les hauteurs avoisinantes pendant ½ heure avant ¼ d’heure d’intense matraquage de l’artillerie. A 16h30 le 1/27 se lançait vers l’Ouest, renforcé par un peloton de la Cie A/79e bataillon de chars. Huit tanks surmontés par de l’infanterie menèrent l’assaut en pointe. Un tank fut détruit et les fantassins subirent de nombreuses pertes. A 18h25 néanmoins le 1/27 avait pris une première crête à 500m d’Haman. A 20h00 il avait atteint son objectif, 1km plus loin et il s’y enterra.
Toute la journée l’Air Force harcela l’ennemi et l’empêcha de consolider ses gains et de se réorganiser pour pousser son avantage. Certains avions venaient des porte-avions Valley Forge et Philippine Sea, à plus de 300km de là.
La nuit fut calme pour le 1/27. Harcelé par des tirs de mortiers, Champney recula son PC plus en arrière.
Au petit matin, sous couvert d’un épais brouillard, les Nord-Coréens contre-attaquèrent les hommes de Check. La bataille dura toute la matinée et, avec l’aide de plusieurs frappes au napalm qui causèrent de lourdes pertes à l’APC, le 1/27 finit par l’emporter. A midi, les anciennes positions du 2/24 étaient réoccupées.
Durant la journée l’Air Force effectua 135 sorties dans le secteur de la 25e DI.
Le lendemain matin les Nord-Coréens repartirent à l’assaut. L’artillerie, les mortiers, les blindés et l’aviation coupèrent court à cette tentative, bien qu’une partie du bataillon dut reculer pendant quelques temps. Un prisonnier estima les pertes des 2 et 3 septembre à un millier d’hommes.
Le 1/27 tint la crête jusqu’au crépuscule du 4 septembre. Il fut alors relevé par le 1/24 et Fox 2/24 qui s’étaient réorganisés. Les hommes de Check se retirèrent sur une position défensive secondaire à 2km à l’est d’Haman. Le col. Champney installa son PC à la base d’une colline à 300m à l’ouest de la ville.
La nuit du 4 septembre ne marqua de nouveau pas la gloire du 24e RI. Avant l’aube 2 compagnies ennemies sous-équipées se mirent en route vers Haman. Une partie des hommes se dirigea vers la colline au pied de laquelle se trouvait le PC du 24e RI. Au somme se trouvait la Cie H dont les hommes abandonnèrent leurs postes sans tirer un coup de feu et en abandonnant 2 mitrailleuses. Les Nord-Coréens s’en servirent pour tirer sur le PC qui s’aperçut qu’un petit groupe ennemi s’était rapproché à moins de 100m de ses positions. C’est le peloton de reconnaissance qui finit par les repousser à coup de grenades. Un camion chargé de munitions fut perdu dans l’action.
Une vingtaine de fantassins ennemis s’approcha près du PC du 1/24 qu’il arrosa de grenades et de tirs de « roteuses » (en anglais « burp guns », surnom du PPSh 41). Ce n’est qu’au matin que 30 hommes du PC sous le commandement du major Eugene J. Carson parvinrent à les repousser. Carson avait mystérieusement « perdu » 35 de ses hommes (15 Américains et 20 Sud-Coréens) qu’il retrouva dans une rizière au petit matin. Ils s’étaient tout simplement enfuis.
Trois blindés aidèrent à chasser les quelques fantassins ennemis qui avaient réussi à pénétrer dans la ville.
Ailleurs, à un barrage routier, une quarantaine de soldats noirs commandés par un officier blanc (7) abandonnèrent leur poste et s’enfuirent jusqu’à se trouver dans les lignes du 1/27. L’officier prétendit que 2000 (!) Nord-Coréens avaient débordé le barrage et que le PC régimentaire avait été débordé. Check rapporta cette version au général Kean avant d’envoyer à l’aube un peloton de chars et un d’infanterie découvrir ce qui s’était passé. La colonne entra dans Haman sans incident et put constater que le PC régimentaire était intact. 
Le lendemain un sniper blessa grièvement le col. Champney alors qu’il inspectait les positions de première ligne. Champney fut évacué en urgence et remplacé par le col. Corley, alors en charge du 3e bataillon. Cet énergique West-Pointer de 36 ans redorera bientôt le blason bien terni du régiment et saura faire la preuve du mythe du manque de fiabilité des soldats noirs.
9. Battle Moutain et Sobuk-San
Bien que les 6e et 7e DI de l’APC se soient concentrées pour tenter de percer les lignes de 25e DI, la 6e DI n’avait pas oublié la dorsale montagneuse qui s’étendait vers le sud et la côte. L’artillerie et les mortiers pilonnèrent le P’il-Bong, Battle Moutain et Sobuk-San et plusieurs fortes attaques couplées à des patrouilles agressives eurent lieu durant l’offensive générale.
Le 1/5e RI ne parvint jamais à s’emparer du plus haut pic de Sobuk-San, position qui lui aurait permis de dominer toute la vallée et les arrières de l’ennemi. L’instabilité du 24e RI à cette date poussa le général Kean à ordonner au col. Throckmorton d’engager sa dernière réserve, la Cie E, plus au nord le long de la route d’Haman dans le secteur du 24e RI afin de protéger le flanc du 5e RCT. Le cpt William Conger en profita pour récupérer de nombreux fuyards du 24e qu’il renvoya vers leurs unités.
La Navy elle-mêm s’impliqua dans le combat, les destroyers lançant des fusées éclairantes ou pilonnant la zone en soutien de l’infanterie.
Le 7 septembre une contre-attaque nord-coréenne parvint à chasser une nouvelle fois Américains et Sud-Coréens de Battle Mountain. La 25e DI ordonna au vol. DeChow qui venait juste de contre-attaquer sur les arrières du 24e RI aux alentours de Haman de reprendre la hauteur. Les Cies B et K du 24e RI devaient sécuriser la zone en cas de succès.
La contre-attaque dura 3 jours, du 7 au 9 septembre. Le 9 le cpt William Mitchell mena sa Cie I au sommet et engagea l’ennemi au corps-à-corps. La Cie L se lança à la suite mais les positions retranchées nord-coréennes tinrent bon et repoussèrent les 2 compagnies. Deux compagnies de l’APC tenaient le sommet et 2 autres les flancs. Dans l’après-midi le bataillno recula de 1000m vers l’Est et laissa l’artillerie, les mortiers et l’aviation pilonner le secteur. Le 3/27 avait enregistré de lourdes pertes durant ces 3 jours de combat et il fut renvoyé vers Masan.
Devant l’échec du 3/27, le col. Corley décida d’abandonner le sommet de Battle Mountain. Il fit enterrer les Cies K (3/24) et C (65e Génie de Combat) un peu plus à l’Est. Les GI’s entourèrent leurs positions de mines et de barbelés et firent repérer toutes les voies d’approche par les mortiers. Corley comptait contenir l’ennemi sur ses positions grâce à l’artillerie et aux mortiers. De fait, les Nord-Coréens tentèrent plusieurs nuit durant d’attaquer les GI’s en contrebas mais n’y parvinrent jamais et ne purent ainsi jamais exploiter leur position dominante.
L’APC se mit alors en tête de prendre le P’il-Bong, 80m plus haut que Battle Moutain, à 1.5km au Sud-Est.
Peu avant l’aube du 14 septembre 400 à 500 fantassins attaquèrent les Cies I et L (3/24e RI). Plusieurs assauts furent repoussés mais, parce que de nombreux soldats quittaient leurs positions, la Cie L vit sa force combattante tomber de 100 à 40 hommes. Seule la détermination du major Melvin R. Blair, nouvellement promu à la tête du bataillon, parvint à maintenir la cohésion et l’agressivité de ceux qui restaient. Blair fit reculer ses hommes vers la Cie I pour s’apercevoir que, sous le coup d’une attaque sans grand mordant, elle avait quitté ses positions. Blessé à la jambe par un sniper, Blair décida d’abandonner le P’il-Bong, qu’il n’avait aucune chance de tenir avec les quelques hommes qui étaient restés avec lui.
Alors que la crise subie par la 25e DI était en passe d’être contrôlée, le général Walker ordonna le 7 septembre que le 5e RCT lui soit détaché et envoyé vers Taegu dans les 24 heures.
Dans la nuit les 1 et 2/27 relevèrent le 5e RCT sur le front de Masan. Le col. Michaelis prit officiellement le secteur en charge le 9 septembre à 15h00. Le 3/27 rejoignit ses unités soeurs sur le flanc gauche (sud) le 11 septembre.
Le 5e RCT quitta la zone entre le 10 et le 11 septembre. En arrivant à Samnangjin, il passa en réserve d’Armée.
Les batailles autour de Masan d’août et de septembre avaient mis en évidence un problème qui inquiétait grandement le général Kean et plus largement la 8e Armée : Des 3 régiments de la 25e DI (27e, 35e et 24e) le 24e s’était révélé pour le moins peu fiable. Les actes d’héroïsme individuel ou tout simplement de bonne tenue au combat ne parvenaient pas à donner au régiment le minimum de crédibilité nécessaire à un régiment d’infanterie.
Après la percée ennemie dans son secteur entre le 1er et le 5 septembre, le général Kean demanda au général Walker de retirer le 24e RI du front et mettre les troupes à dispositions en tant que remplacements dans d’autres unités. Walker refusa, les évènements en cours ne permettant d’entériner une telle décision.
Concomitamment à la dernière offensive du périmètre de Pusan, des rapports commencèrent à indiquer que des concentrations de troupes chinoises se déplaçaient vers le nord du pays pour se masser le long du Yalu, frontière d’avec la Corée du Nord.
A la mi-septembre la quasi-totalité des forces de la 8e Armée et de l’ARC étaient engagées un peu partout le long du périmètre de Pusan. Après 2 semaines d’intenses combats, la grande offensive nord-coréenne avait été partout contenue mais la bataille n’était pas terminée.
Mais un autre évènement était sur le point de changer le cours de la guerre telle qu’elle se déroulait jusqu’à présent. Une opération amphibie sur les arrières de l’ennemi était imminente.
La date : le 15 septembre.
Le lieu : Inchon.
Cet article clôt la 3e partie consacrée à la défense du périmètre de Pusan.
(1) Lorsqu’une patrouille réoccupera les lieux 3 semaines plus tard, elle rapportera que la plupart des corps avaient été réduits en morceaux au fond de leurs trous. Sur les trente cadavres retrouvés, seuls une quinzaine pourront être identifiés.
(2) Le lieutenant Schmitt recevra la Distinguished Service Cross à titre posthume.
(3) Le sergent Turner recevra la Médaille d’Honneur du Congrès à titre posthume.
(4) L’extraordinaire coordination entre les Marines et leur aviation était une grande source d’envie pour les officiers de l’Armée. Le col. Paul Freeman du 23e RI écrira même au général Matthew Ridgway à Washington pour lui faire part de son admiration et de la nécessité pour l’Armée d’obtenir un tel niveau de soutien aérien.
(5) Le sergent Kaufman recevra la Médaille d’Honneur du Congrès.
(6) Le lieutenant Hutchin recevra la Distinguished Service Cross.
(7) Rappelons que l’armée américaine pratiquait encore la ségrégation à l’époque, quand bien même cette pratique était en voie de disparition. Le 24e RI n’était en septembre 1950 que partiellement « intégré » et encore, depuis peu.
Sources :
- Roy E. Appleman : South to the Naktong, North to the Yalu / Center for Military Research
- John C. Chapin : Fire Brigade : US Marines in the Pusan perimeter/Marines in the Korean War commemorative series
- Robert D. Taplett : Dark Horse Six / Phillips Publications
- John Toland : In mortal Kombat: Korea 1950.1953 / Quill
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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 15:51 (2008)    Sujet du message: Publicité

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dodgevince
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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 20:52 (2008)    Sujet du message: La guerre de Corée(3):Le périmètre de Pusan(8e Partie-3 Fin) La grande offensive du Naktong Répondre en citant

Suite et fin... woah!

Je te suis reconnaissant de partager un tel travail avec nous!!
c'est détaillé, illustré, bref, plaisant... et maintenant plus personne ici ne pourra dire "Pusan? connais pas..."

il faudrait qu'on se rencontre, que je puisse au moins te payer une bonne bouteille, histoire de dire merci... pourquoi pas les 2/3 fevrier? ton concours nous serait précieux... Mr. Green

a plus tard!
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Ltc Taplett
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MessagePosté le: Mar 15 Jan - 21:41 (2008)    Sujet du message: La guerre de Corée(3):Le périmètre de Pusan(8e Partie-3 Fin) La grande offensive du Naktong Répondre en citant

Merci, le fait que tu apprécies me va droit au coeur. Je passe du temps dessus mine de rien... Okay

Sinon, comme je l'ai indiqué dans ma présentation je ne suis pas un reconstituteur.

Je ne dis pas que je ne serais pas intéressé pour voir une reconstitution si il y en avait une près de chez moi (et si j'arrivais à convaincre ma femme qui n'est pas fondamentalement intéressée par le sujet) mais de là à aller dans le Calvados...  Wink
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:06 (2016)    Sujet du message: La guerre de Corée(3):Le périmètre de Pusan(8e Partie-3 Fin) La grande offensive du Naktong

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