Le bataillon Français de l'ONU en Corée. 1950-1953.  French Battalion in the Korean War  Index du Forum

Le bataillon Français de l'ONU en Corée. 1950-1953. French Battalion in the Korean War
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La guerre de Corée(3):Le périmètre de Pusan(6e Partie) Statu quo à Masan

 
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Ltc Taplett
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MessagePosté le: Dim 28 Oct - 15:12 (2007)    Sujet du message: La guerre de Corée(3):Le périmètre de Pusan(6e Partie) Statu quo à Masan Répondre en citant

LA GUERRE DE COREE
3-Le périmètre de Pusan (6e partie) : Statu quo à Masan
1- Les positions américaines
Lorsque la pénétration nord-coréenne au niveau du saillant du Naktong poussa le général Walker à retirer la 1e Brigade Temporaire de Marines (1st Provisional Marine Brigade) de la Task Force Kean il ordonna à la 25e DI de se mettre en position défensive sur le flanc sud, à l’ouest de Masan. Le 15 août, c’était chose faite.
C’est le terrain qui dicta le choix des positions. La barrière montagneuse à l’ouest de la ville était la première zone apte à la défense à l’est de la passe de Chinju. Les 750m de hauteur des crêtes de Sobuk-San et P’il-Bong dominaient largement les environs et permettaient la couverture de l’axe Komam-Ni/Haman/Chindong-Ni, seule voie de communications Nord-Sud de la région.
Au nord de la route Masan/Chingju et jusqu’à la Nam plusieurs positions offraient des possibilités de défense correctes. La meilleure d’entre elles se trouvait être le Notch et les hauteurs voisines de Chungam-Ni qui contrôlaient le nœud routier qui reliait Masan à Uiryong. Cette position avait cependant le désavantage de s’étirer sur plus de 20km le long de la Nam, jusqu’à son point de confluence avec le Naktong. Il était impératif que la 25e DI fasse la jonction avec le flanc gauche de la 24e à cet endroit. Il était tout autant nécessaire que la division soit à même de protéger le carrefour routier Chindong-Ni/Haman et Masan/Chinju.
A partir de Komam-Ni s’étendait une zone de rizières de 3km de large pour 6 de long jusqu’à la Nam. A l’ouest de cette zone un éperon rocheux du P’il-Bong était dominé par le mont Sibidang-San (300m) qui tombait droit dans la rivière. Le Sibidang-San était un point d’observation parfait et l’artillerie du secteur de Komam-Ni pouvait ainsi verrouiller le carrefour de Chungnam-Ni. Par conséquent le colonel Fischer choisit cet endroit pour y placer le 35e RI, au nord de la ligne défensive de la division. La ligne du régiment s’étendait d’un point situé à 3km de Komam-Ni jusqu’à la Nam avant d’obliquer vers l’est et de suivre la rivière jusqu’à ce qu’elle rejoigne le Naktong, soit près de 25km.
La portion de la ligne tenue par le 35e RI était potentiellement le point critique du secteur de la 25e DI. Le 1/35 du Ltc Bernard G. Teeter tenait le flanc gauche, à l’ouest de Komam-Ni. Le 2/35 du ltc Wilkins tenait le flanc droit, le long de la Nam. Le 3e bataillon (en fait le 1/29) du major Robert L. Woolfolk se trouvait en réserve sur la route du sud de Chirwon.
Au sud du 35e RI, le 24e du col. Champney dominait la zone ouest de Haman. Plus au sud encore, à l’ouest de Chindong-Ni, le 5e RCT du col. Throckmorton verrouillait le flanc gauche de la division. Sur ordre, le 5e RCT dut se rapprocher du 24e RI, sur le mont Sobuk-San. Une centaine de Sud-Coréens sous commandement américain en tentèrent l’approche mais furent rapidement repoussés par les troupes ennemies déjà installées.

Le colonel John Throckmorton (photo postérieure au conflit)
2- Regroupement de la 6e DI de l’APC à l’ouest de Masan
En face de la 25e DI US, la 6e DI de l’APC a reçu l’ordre de se maintenir sur la défensive dans l’attente de renforts. Du nord au sud se trouvaient positionnés les 13e, 15e et 14e RI. Les premières troupes de remplacement arrivèrent à Chinju aux alentours du 12 août. En date du 15, environ 2000 hommes avaient rejoint la division. On leur distribua des grenades en leur expliquant qu’ils devraient récupérer des armes de poing sur les morts et les blessés du champ de bataille. Les hommes souffraient beaucoup de l’artillerie et de l’aviation américaine.
Environ 2500 hommes recrutés dans la région de Seoul arrivèrent de nouveau aux alentours du 25 août. Fin août, début septembre 3000 recrues supplémentaires furent rattachés à la division qui dans un premier temps se contenta de les employer pour des travaux de terrassement. 
Autre division impliquée dans la zone sud, la 7e. Activée le 3 juillet et constituée de 2000 recrues et 4000 hommes de la 7e Brigade des Frontières (7th Constabulary Brigade), elle récupéra un régiment d’artillerie et 2000 hommes de plus fin juillet, portant son effectif aux environs de 10000. Elle quitta Séoul le 1er août sans l’artillerie. Les 1e et 3e RI atteignirent Chinju vers le 15 août. Deux jours plus tard, d’autres éléments atteignirent T’ongyong, à la pointe sud de la péninsule, à 40km au sud-ouest de Masan. Le 2e RI s’installa dans le port de Yosu vers le 15 août. La 7e DI occupait donc les ports importants de la zone, protégeant ainsi la 6e DI d’un possible débarquement sur ses arrières.
Les éléments qui occupaient T’ongyong ne le firent que peu de temps. Le 19 août 3 compagnies de Marines sud-coréens débarquèrent près de la ville en provenance de l’île de Koje. Soutenus par l’artillerie de marine, les Sud-Coréens chassèrent rapidement l’ennemi de la ville, lui coûtant 350 hommes, soit la moitié de son effectif. Les survivants battirent en retraite à Chinju.
Le 17 août, les Nord-Coréens s’étaient rapprochés de la ligne de défense de la 25e DI et avaient débuté une série d’attaques de reconnaissance qui devait durer jusqu’à la fin du mois. Ce que l’APC appelait des « patrouilles agressives » devint pour les fantassins des 24e et 35e RI une succession d’attaques de compagnies, voire d’un bataillon complet. La plupart de ses attaques eurent lieu dans les hauteurs de l’ouest de Haman, Battle Mountain, P’il-Bong et Sobuk-San.
3- Attaque à Komam-Ni
Il devint rapidement apparent que l’APC avait changé son axe d’attaque et que son effort principal se porterait au nord du secteur Chinju-Masan, situé juste sous la Nam. C’était le secteur assigné au 35e RI du col. Fischer.
Le 64e bataillon d’Artillerie de Campagne (AdC) du ltc. Arthur H. Logan (auquel était rattachée la batterie C du 90e) et la Cie A du 88 Bataillon de Chars du cpt. Harvey étaient en soutien du régiment.  Trois M4A3 jouaient le rôle d’artillerie à Komam-Ni et interdisaient la zone de Chungam-Ni. Six autres M26 faisaient de même sur celle d’Uiryong depuis l’autre rive de la Nam.
A 3h00 le 17 août, l’artillerie nord-coréenne se mit à bombarder le PC du 1/35 à Komam-Ni. Une heure plus tard 2 sections de la Cie A furent chassées de leur position. L’assaut ennemi déborda une position de mortiers. A l’aube, la contre-attaque de la Cie B permit de regagner le terrain perdu. Au matin du 18 la Cie A dut de nouveau se replier avant de contre-attaquer. Deux compagnies de la Police sud-coréenne arrivèrent pour aider à sécuriser le flanc droit du bataillon.
Le 20 août, la Cie C du 35e RI et la Cie A du 29e se mirent en route le long de la route de Komam-Ni pour renforcer les Cies A et B à Sibidang. Durant leur avancée, le colonel Fischer aperçut depuis un poste d’observation avancé une large concentration de troupes ennemies en route pour renouveler leur attaque. Il appela immédiatement l’artillerie et l’aviation qui mirent de combat environ 350 hommes, la moitié de la force d’attaque.
Obstinés, les Nord-Coréens firent une nouvelle tentative avant l’aube du 22 août, sans tir préparatoire d’artillerie. Les attaquants coupèrent les barbelés protégeant la ligne du bataillon et se ruèrent à l’assaut. Les combats se déroulèrent à courte distance, à l’arme de poing et à la grenade, pendant 3 heures, avant que l’ennemi ne se retire vers 7 heures.
Le lendemain les Nord-Coréens quittaient le secteur.
4- Battle Mountain
Au moment même où l’APC tentait de pénétrer les positions du 35e RI, elle lança des patrouilles renforcées et des attaques de reconnaissance dans la zone montagneuse du centre de la ligne de la 25e DI.
Les vieux puits de mine et les tunnels qui creusaient la pente ouest du Sobuk-San apportèrent aux Nord-Coréens des bunkers enterrés prêts à l’emploi, propres à être des points de rassemblent ou des dépôts de ravitaillement. Rapides, ils avaient occupé le terrain dès la 1ère semaine d’août et n’en avaient jamais été chassés. Même durant la bataille du Notch (cf. Le périmètre de Pusan, 2e Partie) les Américains n’avaient jamais été en mesure de réellement pénétrer la zone, et encore moins de la nettoyer. L’ennemi défendait férocement les approches de son sanctuaire.
Les hauteurs à l’ouest de Haman où s’était positionné le 24e RI faisaient partie intégrante du Sobuk-San. P’il-Bong (côte 743) en était le point le plus élevé, à 13km à l’ouest de Chindong-Ni et 5km au sud-ouest de Haman. De la côte 743, la ligne de crête descendait et fait une courbe vers le nord avant de remonter 1.5km plus loin jusqu’à une éminence pelée bientôt connue sous le nom de Battle Mountain (côte 665). Elle eut aussi droit aux doux surnoms de « colline du napalm », « mont chauve » ou « colline sanglante ».  Les 2 hauteurs étaient reliées par un chemin étroit et escarpé. Au delà de Battle Mountain en direction de la Nam, la pente descendent abruptement en 2 longues arêtes.

La ligne de crête séparant le P'il-Bong de Battle Mountain, côté nord-coréen
Une piste orientée nord-sud passait à la base de Battle Mountain jusqu’à mi-hauteur, côté ouest, permettant à l’APC d’acheminer renforts et ravitaillement. Qui tenait le sommet de Battle Mountain détenait le poste d’observation idéal pour surveiller les arrières de l’ennemi, dans une direction comme dans l’autre. Les Nord-Coréens comme les Américains l’avaient bien compris et entendaient profiter de cet avantage potentiel.
La route d’approche de la côte 665 était bien plus difficile côté Est. A contrario des Nord-Coréens, les Américains ne bénéficiaient d’aucune voie carrossable les menant à mi-hauteur du sommet. De la base, seules de vagues pistes existaient et l’acheminement de ravitaillement à dos d’hommes nécessitait 6 à 8 heures aller-retour depuis le fond de la vallée. Etre blessé sur Battle Mountain pouvait être mortel compte tenu du temps nécessaire aux porteurs de civière pour atteindre un poste de secours.
Le colonel Champney installa les mortiers de 4.2 pouces et le 159e d’AdC dans la vallée située au sud d’Haman. Le 19 août, ces unités reculèrent à l’exception de la batterie C sur demande expresse de Champney. Ce dernier demanda aussi au Génie d’améliorer la piste partant du village vers la route principale Komam-Ni/Masan en direction du Nord-Est. Il comptait l’utiliser comme voie d’évacuation de l’artillerie le cas échéant et désirait fluidifier le réseau à sa disposition dans le secteur.

Obusier de 105mm du 159e d'ADC près d'Uirsong le 24 août 1950
Lorsque le 24e RI se mit en place le 15 août, un trou béant de 4km existait entre ses positions et celles du 5e RCT plus au sud. Le 24e n’avait pas particulièrement brillé lors de son rattachement à la Task Force Kean (cf. Le périmètre de Pusan 2e Partie) et cet espace vide était pour le moins préoccupant. Kean envoya alors 432 policiers sud-coréens en renfort pour tenter de combler la brèche.
La première attaque ennemie eut lieu le 18 août. Les Nord-Coréens débordèrent pour partie la Cie E sur l’éperon nord de Battle Mountain et en tuèrent l’officier commandant. Plus tard dans la journée, le ltc. Paul F. Roberts succéda au ltc. George R. Cole à la tête du 2e bataillon.
Le lendemain l’ennemi attaqua de nouveau la côte 665 et mit en déroute une partie de la Cie C. Lorsque les premiers fuyards atteignirent la vallée ils rapportèrent que leur officier avait été tué et que l’ennemi avait débordé leurs positions, ce qui était faux. Le commandant de compagnie et 25 hommes tenaient encore le terrain à cet instant. Cependant, sur la foi de ces informations erronées, l’artillerie et l’aviation se déchaînèrent sur les positions soi-disant abandonnées de la Cie C, forçant les soldats toujours présents à les abandonner pour de bon cette fois. Dans la foulée, et pour les mêmes raisons, ils furent suivis par la Cie E (à part une dizaine d’hommes).
De même, une partie des policiers Sud-Coréens s’enfuit du P’il-Bong, 56 d’entre eux seulement demeurèrent en place. Les officiers américains durent user de la menace et de la force pour ramener les fuyards. A Sobuk-San, là encore des policiers sud-coréens furent mis en déroute.
A la fin de la journée un espace d’1.5km existait dans la ligne au nord du P’il-Bong, un nombre inconnu de soldats ennemis profitant de l’occasion pour s’y infiltrer.
Le général Kean alerta alors le col. Throckmorton afin qu’il envoie des troupes du 5e RCT reprendre Sobuk-San. Au matin du 21 août les Cies B et C du RCT attaquèrent la zone et parvinrent à la sécuriser face à une faible résistance. Elles en furent chassées le soir même par une puissante contre-attaque ennemie. A midi le lendemain les Américains repartirent à l’assaut, la Cie B atteignant le sommet vers 17h00. Durant la nuit l’APC contre-attaqua, empêchant les fantassins de consolider leurs positions. Au matin du 23 la Cie A tenta de sécuriser les hauteurs à 1000m au sud-ouest de Sobuk et de faire la liaison avec la Cie B, sans succès. Les Nord-Coréens considéraient l’endroit comme trop précieux et ne cessèrent de soumettre la Cie A à d’incessantes attaques.
Au nord des positions de la Cie B, la situation était la même. Les troupes nord-coréennes parvenaient à se cacher durant les phases de bombardement de l’artillerie et de l’aviation et ne souffraient que peu du matraquage dont elles étaient l’objet. Ainsi, aucun élément du 24e RI ne parvint à faire la liaison avec la Cie isolée.
Plus au nord encore, dans le secteur de Battle Moutain, la situation ne se présentait pas bien pour le 24e RI. Après la retraite de la Cie C, l’artillerie satura « le mont chauve » d’obus dans l’optique d’une contre-attaque. Sous un soleil de plomb, c’est à la Cie L qu’échut la mission de reprise de la côte 665. L’ennemi avait quitté la ligne de crête pour se mettre à l’abri du bombardement américain. En contrepartie, c’est lui qui saturait désormais les crêtes d’obus de mortier, empêchant la Cie L de consolider ses positions. Cette situation dura jusqu’en milieu d’après-midi, lorsque les Nord-Coréens débouchèrent de tranchées en zig-zag creusées à contre-pente et surprirent les GIs. Rapidement, les 3 sections redescendirent la piste qu’elles avaient tant eu de mal à grimper dans la matinée. Les officiers tentèrent de rassembler leurs hommes mais l’ennemi en avait profité pour réoccuper le secteur.
L’artillerie reprit son entreprise de matraquage pendant que les Cie I et L se préparaient à repartir à l’assaut. Celui-ci ne progressa que lentement et à minuit les hommes se retranchèrent dans l’attente de l’aube. La Cie L se remit en marche à l’aube, la Cie I lui procurant l’appui-feu nécessaire. Les hommes grimpèrent péniblement, sous une résistance pourtant légère. Trois heures plus tard, avec un total de 17 pertes, Battle Moutain était prise, mais lorsque quelques heures plus tard une section ennemie tenta de manœuvrer sur son flanc droit, les GIs redescendirent jusqu’aux positions de la Cie I.
Le combat reprit le lendemain, des policiers sud-coréens étant arrivés en renfort. Les Alliés parvinrent à finalement sécuriser le secteur, surtout grâce à l’appui des mortiers de 81mm et de 4.2 pouces qui couvrirent les lignes d’approche ennemies à l’ouest. 
La défense de Battle Mountain dépendait désormais de Task Force Baker, comprenant la Cie C, une section de la Cie E et une compagnie de policiers sud-coréens, le tout sous les ordres du col. Cole. Elle avait été créée du fait de la position isolée de Battle Mountain et du front étendu du 24e RI. Avec le soutien de l’artillerie et de l’aviation, elle finit par causer des pertes sensibles à l’ennemi.
Le 3/24 du ltc. Corley releva le 1er bataillon dans le secteur de P’il-Bong/Battle Moutain  le 27 août.

Le ltc Corley (photo postérieure au conflit)
Lee 28 août une compagnie de l’APC attaqua la jointure entre les Cies C et I, juste avant l’aube. Durant la nuit, la Cie C avait déjà eu à subir les tirs de mortier ennemi, visiblement destinés à détruire son PC. A minuit, ce dernier fut pris à revers. Une partie des fantassins abandonnèrent leur poste au début de l’attaque, vers 2h45 le 29 août. Les Nord-Coréens redirigèrent alors leur assaut vers la Cie E et déborda une partie de ses positions. Des largages de munitions au matin permirent de ravitailler la Cie C et l’artillerie bombarda toutes les voies d’accès possibles, empêchant l’arrivée de renforts nord-coréens. Dans la soirée la Cie E parvint à réoccuper ses anciennes positions.
A 23h00 les Nord-Coréens attaquèrent la Cie C. Le flanc gauche se brisa quasi-instantanément, les soldats redescendant la colline en hurlant « Ils nous ont débordés !», semant la panique sur le reste de la troupe. A nouveau, l’ennemi occupait Battle Moutain. Le cpt. Lawrence M. Corcoran ne conserva avec lui que 17 hommes à son PC, dont plusieurs blessés. A l’aube, artilleurs, aviateurs et tankistes se déchaînèrent contre la crête. Un blessé parvint à descendre des hauteurs où il était caché depuis plusieurs heures pour prévenir que l’ennemi s’était en grande partie retiré, ne laissant que quelques hommes au sommet. A 11h00 la Cie B soutenue part le 3/24 partit à l’assaut et atteignit le sommet 2h plus tard.
Au total, le sommet de Battle Mountain aurait changé de mains au moins 19 fois entre le 18 août et la fin du mois, parfois 2 ou 3 fois en 24h !
A la fin du mois, force était de constater que la bataille du front sud, à l’ouest de Masan, s’était terminée sur un statu quo. Aucun des belligérants n’a réussi à obtenir un avantage décisif. Les difficultés de la 25e DI a tenir sa portion de front ne pouvait cependant qu’être préoccupante pour l’avenir.
Source :
- Roy E. Appleman : South to the Naktong, North to the Yalu / Center for Military Research
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